Genèse du CIPAR

Depuis plusieurs années, les administrations diocésaines sont conscientes de l’importance de se préoccuper du patrimoine religieux. L’évêché de Tournai a joué dans ce domaine un rôle précurseur. Les Tournaisiens ont mis en place un service Art, Culture et Foi et ont entrepris la réalisation d’inventaires, la constitution d’équipes relais et l’organisation d’un conservatoire du patrimoine à l’abbaye de Bonne-Espérance. L’expérience tournaisienne a balisé la réflexion des évêchés francophones.

En 2015, l’évêché de Namur, en excellente collaboration avec l’Université de Namur, a organisé une formation approfondie – c’était un programme de 24 heures – sur la gestion du patrimoine mobilier des églises, programme qui a connu un réel succès, répondant manifestement à une attente de la part des acteurs locaux.

Ces initiatives ont amené les vicaires épiscopaux francophones en charge du temporel du culte et les différentes équipes responsables du patrimoine dans les quatre évêchés à se réunir pour grouper leurs forces. L’exemple du CRKC, Centrum voor religieuse kunst en cultuur, basé à l’abbaye de Parc à Leuven et créé à l’initiative des évêques et de la région flamande a eu un rôle déterminant.

Une commission interdiocésaine du patrimoine religieux, approuvée par la conférence épiscopale en octobre 2015, s’est rapidement mise au travail et il est apparu que la priorité devait être donnée aux inventaires du patrimoine. En effet, pas de réflexion sur l’avenir du patrimoine, qu’il soit mobilier ou immobilier, sans un inventaire actualisé, sans savoir ce que l’on a et ce dont on parle.

La Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont manifesté de l’intérêt pour les travaux de ce groupe et lui ont apporté leur soutien. Cela a conduit à la création, en décembre 2017, de l’ASBL CIPAR. L’association emploie aujourd’hui trois historiens de l’art et bénéficie de la collaboration de deux historiens employés par les services patrimoine des évêchés de Tournai et de Namur. Elle est hébergée dans la maison des médias de l’évêché de Namur.

Le CIPAR fédère l’action des services patrimoine des évêchés francophone. Il suscite une réflexion et défini une stratégie commune. Il fournit les outils et les moyens aux services diocésains qui restent les opérateurs effectifs sur le terrain. L’articulation entre une centre interdiocésain et des services locaux permet une meilleure visibilité au niveau du grand public et un contact efficace avec les pouvoirs publics subsidiant tout en assurant une présence

 

CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux