La conservation préventive

Qu’est-ce que la conservation préventive ? Quelques principes 

D’après l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels), elle est définie comme « l’ensemble des mesures et actions ayant pour objectif d’éviter et de minimiser les détériorations ou pertes à venir. Elles s’inscrivent dans le contexte ou l’environnement d’un bien culturel, mais plus souvent dans ceux d’un ensemble de biens, quels que soient leur ancienneté et leur état. Ces mesures et actions sont indirectes- elles n’interfèrent pas avec les matériaux et structures des biens. Elles ne modifient pas leur apparence. »

(ICOM-CC intégrer une redirection vers le site de l’ICOM ; https://www.iccrom.org/fr/section/conservation-preventive ).

En résumé, ce sont donc des mesures destinées à retarder la détérioration naturelle ou accidentelle d’un bien culturel ou à prévenir les dommages. La conservation préventive prend en compte les agents physico-chimiques de détérioration mais aussi les comportements humains. Son champ d’action englobe :

  • Les précautions à prendre et les gestes appropriés lors de la manipulation, du transport, du conditionnement, du stockage ainsi que de l’exposition des œuvres ;
  • La gestion et l’organisation des collections ;
  • Le contrôle des conditions environnementales : la température, l’humidité, la lumière, la pollution et les agents biologiques tels que les rongeurs, les insectes et les moisissures ;
  • La prévention des sinistres (inondation, incendie, etc.) et la sauvegarde des collections le cas échéant.

La bonne conservation des biens mobiliers est avant tout une question de bon sens et d’entretien régulier.  

Conservation préventive et conservation-restauration ? 

À la différence de la conservation préventive, la conservation-restauration consiste en des interventions directes sur les objets à un stade de dégradation avancé, dans le but d’en améliorer la lisibilité.

Ces interventions doivent être réalisées par un conservateur-restaurateur professionnel.
La restauration doit être vue comme une étape ultime : il faut d’abord tout faire pour maintenir des conditions de conservation optimales. 

Quelle est la responsabilité de la fabrique d’église ? 

Cette tâche relève en premier de la responsabilité des fabriciens, des sacristains et des prêtres. La fabrique a l’obligation de conserver et d’entretenir le patrimoine dont elle a la charge, qu’elle en soit propriétaire ou dépositaire. Elle s’assure qu’il soit conservé en sécurité et à l’abri des dégradations. Elle veille à son entretien régulier et envisage éventuellement des restaurations, en concertation préalable avec le Service Patrimoine de son diocèse. Le CIPAR et les services diocésains du patrimoine peuvent vous aider et vous conseiller pour mener à bien cette responsabilité. Veuillez cliquer ici pour avoir accès aux contacts. 

Un outil indispensable : l’inventaire

Il faut pour cela bien connaître les différents objets conservés dans l’église paroissiale : leur type, leur nombre et leur état de conservation. L’étape préliminaire à toute bonne conservation est donc de réaliser un inventaire descriptif. Il y a lieu ensuite d’avoir conscience des diverses causes de dégradation et des conséquences d’une conservation dans un mauvais environnement. Une bonne conservation commence par un rangement adéquat et une surveillance régulière.

Pour ce qui est de l’ordre de l’inventaire, n’hésitez pas à consulter toute la documentation disponible à ce sujet en cliquant ici 

Le CIPAR et les services diocésains du patrimoine, partenaires des fabriques d’églises 

Les services diocésains et le CIPAR se tiennent à la disposition des fabriques pour fournir aides et conseils dans les matières suivantes :

  • Inventaire ;
  • rangement et la protection ;
  • recommandations pour la conservation ;
  • contacts avec des conservateurs-restaurateurs spécialisés ;
  • évaluation de la valeur patrimoniale des pièces ;
  • recommandations si un tri ou une mise en dépôt est envisagée.

Aussi, l’équipe est en train de développer des fiches pratiques et téléchargeables pour guider les fabriques dans leur tâche de préservation des biens mobiliers. 

En plus de ces fiches, le CIPAR édite des publications détaillées pour des thématiques variées. Ces brochures s’avèreront être véritablement des outils utiles pour tout gestion de biens mobiliers religieux. Envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas à consulter notre page spécialement dédiée à nos publications. 

Pour aller plus loin, quelques ressources utiles :