Inventaires validés en 2025 !
Vous l’attendez dorénavant chaque année avec impatience : la mise à jour de la liste des inventaires validés, la voici !
Vous l’attendez dorénavant chaque année avec impatience : la mise à jour de la liste des inventaires validés, la voici !
Considéré comme une relique ayant appartenu à Wivine d’Oisy, fondatrice du prieuré de Grand Bigard en 1133, ce psautier fut pieusement conservé sur place pendant des siècles. À la fermeture définitive de l’abbaye, en 1796, quelques religieuses fuyant la tourmente révolutionnaire l’emportent à Bruxelles, où il est déposé, avec d’autres reliques de la sainte, à l’église du Sablon. De là, il sera officiellement transféré, le 29 juin 1812, à l’église Saint-Lambert d’Orbais, où un culte à sainte Wivine s’était développé.
Il existe plusieurs manières d’organiser la présentation des monuments funéraires. Toutefois, un classement chronologique, fondé sur la date de décès de la première personne mentionnée sur chaque monument, s’avère particulièrement approprié. Ce choix permet de suivre l’évolution historique et familiale à travers les différentes époques représentées par ces stèles.
Dans la renommée Ville thermale de Spa se trouve, au sein d’un édifice religieux, un chef-d’œuvre sculpté qui mérite toute notre attention. La notice suivante invite à le découvrir, en évoquant aussi un éminent artiste liégeois, considéré comme l’un des plus grands sculpteurs baroques de Liège et de la Principauté.

Située contre le mur sud, au niveau du chœur, cette dalle mortuaire a été sculptée dans du calcaire noir de Meuse. Claude de Waha, membre de la noblesse luxembourgeoise et grand bailli de Poilvache, occupait également la fonction de 12ème seigneur de Baillonville. Il était marié à Catherine d’Aysaux.
L’œuvre est attribuée au maître sculpteur de Sclayn. Sur la tranche du monument, une inscription rédigée en capitales romaines mentionne les noms et fonctions des deux défunts. Au-dessus du gisant, on retrouve des blasons représentant les familles respectives, illustrant ainsi leur appartenance et leur statut au sein de la noblesse.
Maura Moriaux
Accéder à l’église de Baillonville ne présente pas de difficulté particulière. Depuis la fusion des communes en 1976, Baillonville fait partie de l’entité de Somme-Leuze, située à l’extrémité orientale de la province de Namur, à proximité des provinces de Liège, du Luxembourg. Lors de l’entrée dans le village, l’église peut être moins visible en raison de son clocher peu élevé et des arbres qui l’entourent, ainsi que du château voisin qui, par sa hauteur, attire davantage l’attention.

Le dimanche 21 septembre au matin la sacristine de l’église Saint-Lambert de Ville-sur-Haine a constaté la disparition du tabernacle et de son contenu. Le déroulement des faits reste difficile à reconstituer. Des funérailles ont été célébrées le 9 septembre à l’église. Depuis lors, elle était restée fermée. Des personnes ont donc réussi à s’introduire dans l’édifice entre cette date et le moment où le vol a été constaté, soit un peu plus d’une dizaine de jours.

Une partie d’un vitrail a été brisée et la protection grillagée censée empêcher l’accès a été cisaillée. Ces dégâts n’étaient néanmoins pas suffisants pour laisser passer une personne ou encore le tabernacle disparu. Il est plus que probable que le ou les auteurs des faits se soient simplement dirigés vers la porte d’entrée principale fermée par une serrure ancienne facile à crocheter puis à refermer une fois leur méfaits commis.
La porte du coffre-fort situé dans la sacristie a été entièrement découpée, les objets d’art qu’il protégeait ont été laissés sur place. Seul le tabernacle et son contenu, un ciboire et un reliquaire, ont été emportés non sans commettre quelques dégâts sur le maître autel et particulièrement sur le podium où une planche a été arrachée.
Ce fait divers nous rappelle que les églises restent une cible privilégiée pour le vol. Les lieux peu fréquentés parfois situés à l’écart des habitations comme c’est le cas de l’église de Ville-sur-Haine y sont particulièrement sensibles. Cette fois, ce ne sont pas les œuvres, difficiles à écouler sur le marché et à la valeur marchande toute relative, qui étaient visées. Les auteurs s’attendaient vraisemblablement à trouver des liquidités dans le coffre de la sacristie ou dans le tabernacle. Lorsque l’on sait ce que peuvent rapporter les collectes et la vente de cierges dans une petite église rurale, cette ambition et les moyens déployés pour y parvenir nous laissent souvent perplexes…Passé l’effet de surprise, il faut bien se rendre à l’évidence la réfection des dégâts occasionnés coutera bien plus que le fruit supposé de ce butin, sans compter le préjudice causé par cette profanation sur la communauté chrétienne.
Dans le cas du vol survenu à Ville-sur-Haine, la fabrique Saint-Lambert ne possède pas de photographies récentes des objets disparus. La seule source directement disponible reste alors la photothèque de l’IRPA. Tous les objets n’y sont malheureusement pas répertoriés, ce qui est le cas du tabernacle et du reliquaire disparus. De plus, la grande majorité des photographies sont en noir et blanc.
Dès qu’une infraction est commise, il est essentiel de déposer une plainte au commissariat de police local. Il est indispensable de rassembler un maximum d’information sur les objets volés : fiche d’inventaire qui identifie l’objet, donne ses dimensions, le relevé des poinçons et des éventuelles inscriptions qui rendent la pièce unique, un constat d’état et des photographies récentes. Le récolement annuel de l’inventaire qui apparait souvent comme une tache laborieuse et ingrate prend ici tout son sens. Un inspecteur de police se chargera de recueillir votre témoignage et de noter la plainte dans un procès-verbal. Une copie de ce dernier et une attestation de dépôt de plainte vous seront remises. Ces deux documents doivent être absolument conservés et transmis au service en charge du patrimoine de votre diocèse. Ils sont importants pour la suite de la procédure et pour d’éventuelles démarches administratives notamment vis-à-vis des assurances.
Ces documents sont également indispensables au CIPAR pour faire le suivi avec la cellule ART (Arts Research Team) de la police fédérale. Celle-ci peut bloquer une éventuelle vente sur le marché de l'art en Belgique ou à l'étranger, avant une restitution à la fabrique.
La prévention reste le meilleur moyen de lutter contre le vol et le vandalisme.
Le CIPAR a développé différents outils disponibles sur son site internet en accès libre pour lutter non seulement contre le vol et le vandalisme mais aussi contre d’autres sinistres comme les incendies et les inondations :
Chaque fabrique peut également obtenir un rendez-vous in-situ pour s’assurer de sécuriser au mieux son patrimoine mobilier en écrivant à l’adresse info@cipar.be
Samuel Christiaens
La 7e journée de formation organisée par le CIPAR (Centre interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux, Belgique) a rassemblé des responsables diocésains, des membres de Fabriques d’église, des historiens d’art et des architectes. Parmi les orateurs, on a pu entendre de jeunes historiens, notamment membres du CIPAR, et des fonctionnaires de la Région Wallonne en charge des églises et des cimetières. L’importance du sujet retenu pour cette rencontre ne peut échapper à personne : les pratiques funéraires ne sont-elles pas un fait majeur depuis l’existence des premiers êtres humains ?