Exposition - Aux Frênes à Warnach : l’art sacré aux couleurs de l’Arménie

Du 23 mai au 31 mai 2026, puis sur rendez-vous jusqu’au 7 juin, la communauté des Frênes à Warnach accueille la 11ᵉ édition de son exposition d’art sacré. Fidèle à son esprit d’ouverture et de contemplation, cette nouvelle édition s’ouvre cette année aux couleurs de l’Arménie, en invitant plusieurs artistes arméniens aux côtés de créateurs bien connus du lieu.

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Exposition au Trésor de Liège - L'oeil des plis

Un pli peint dans un tableau donne d’emblée envie de s’approcher. Il réveille l’attention et attire. Il invite à scruter, donnant à croire qu’il y a quelque chose de plus à voir. Le pli change la vision en regard.

En effet, il y a un œil des plis. Ceux-ci proposent une manière particulière de regarder le monde. Ils placent le spectateur dans un registre différent : celui où l’on découvre qu’il y a un dedans au-devant, que la surface est profondeur, et le réel, mystérieux. Invitant à la remise en cause de notre manière superficielle de voir les choses, ce regard est essentiel à la visite d’un musée.

Contrairement au toucher, le regard est le sens de la distance ; regarder, c’est accepter que les choses restent lointaines, et même reculent, creusant ainsi notre désir. Celui-ci fracture notre suffisance, nous détachant de nous-mêmes. Ce décentrement, cette « exorbitance » pourrait-on dire, est une libération, car ce que l’âme y trouve, c’est une joie profonde.

Les plis nous apprennent aussi le frissonnement des choses et leur impermanence. Ils enseignent que les choses se font et se défont, s’éclairent et se cachent. Leur mode d’être est l’imprévisibilité et la fulgurance, engendrant des plis toujours uniques, toujours nouveaux et impossibles à reproduire. Dans les plis, on est en attente ; ce qui se produit est un don. Cette grâce est à saisir dans l’instant.

La souplesse des plis rend possible le mouvement (pas de mouvement sur un tissu tendu), mais ce mouvement n’est pas autonome : il est induit. Il y a dans les plis la possibilité d’être impressionnés ; ils sont, comme l’âme, sensibles. Regarder dans les plis, c’est s’autoriser à être affecté, consentir à se laisser remuer.

Le monde des plis est labyrinthique mais jamais chaotique. Très complexe (complexe vient d’ailleurs du latin plectere, plier) au point d’être impossible à inventer – rendant le recours au réel indispensable –, en lui tout se tient, tout est relié. On glisse en douceur de l’ombre à la lumière, du dedans au dehors sans césure, mais dans un continuum. À l’opposé de l’éclatement de notre monde, le monde des plis est un monde cohérent. En lui, les choses unifiées et harmonieusement agencées, comme dans le cosmos grec, se répondent, résonnent, correspondent.

Cette unité dynamique et immanente des différences, structurellement féminine par essence, est lieu de gestation, de manifestation, tel un langage. L’œil des plis nous ouvre sur la cohérence des choses et le dévoilement d’un sens. Il tourne le dos à l’insignifiance et l’absurde. Il a quelque chose à nous dire.

Pour Caroline Chariot-Dayez, les plis sont mystiques. Leur profondeur est transcendance. Dans leurs ombres translucides, leurs lumières irréelles et leurs jointures incandescentes, les plis visibles se font poreux à l’invisible. Ils ne font pas voir l’invisible, ce qui serait contradictoire, mais manifestent qu’il y a de l’invisible.

Le fond blanc, sur lequel elle les peint invariablement, est l’image de l’invisible lumière sur laquelle tout est prélevé et où tout retourne. Celle-ci ne reste pas en bordure mais diffracte les formes, les ouvrant sur elle.

Parce que « La beauté est ce qu’on ne peut vouloir changer » (Simone Weil), le réalisme est, pour Caroline Chariot-Dayez, fascinée par la beauté des plis, exercice de fidélité et louange. Pourtant, les plis qu’elle peint sans relâche, ne projettent pas d’ombre et, en réalité, ne sont rien d’existant. Ils sont parfaits pour exprimer l’ineffable de la foi de façon figurative et incarnée, mais aniconique, ou pour figurer le ravissement que l’artiste expérimente quand elle peint, vidée d’elle-même dans l’attention extrême que ce travail exige, et dont Simone Weil écrit : « L’attention absolument sans mélange est prière »

Quand ? Du 22 avril au 13 septembre 2026.

 ? Salle de l’Écolâtre du Trésor de Liège (2e étage) ; entrée par le cloître de la cathédrale de Liège, 6, rue Bonne Fortune - B-4000 Liège.

Trésor de Liège

Un nouvel outil : une fiche pour réaliser un constat d'état pour l'orfèvrerie

Conserver l'orfèvrerie liturgique des églises n'est pas simple. Pour guider l'établissement d'un constat d'état, le CIPAR a créé un outil d'aide, une fiche technique. Cette fiche permet d'inspecter rigoureusement la vaisselle sacrée ou tout autre objet métallique, qu'il s'agisse de relever des déformations (cabosses), des démembrements ou d'analyser la patine.

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Une nouvelle vidéo-tuto sur Youtube : les insectes xylophages

Le saviez-vous ? Le CIPAR enrichit régulièrement sa chaîne YouTube de tutoriels pratiques ! Ce mois-ci : focus sur les insectes xylophages. Des trous suspects dans le mobilier de votre église ? Pas de panique ! Découvrez notre nouvelle vidéo pour identifier l'attaque et apprendre à réagir efficacement.

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Une exposition pour le printemps dans votre église?

Au fil des ans, le CIPAR a conçu cinq expositions thématiques dédiées au patrimoine présent dans nos églises (textiles, orfèvrerie, sculpture, vitrail et peinture). Chaque exposition, composée de 16 panneaux (90x90 cm), constitue un outil idéal pour dynamiser votre église,  fédérer votre paroisse ou votre village et inviter le public à pousser la porte de votre église.

Le printemps et l'été sont des moments idéaux pour organiser ce type d'évènement : l'église se réchauffe, les groupes de randonneurs se relancent, les gens ont plaisir à sortir de chez eux et découvrir une nouvelle région ou village...

Découvrez l'ensemble de ces expositions dans le flyer rédigé par notre stagiaire Léa Paquet et superbement mis en page par notre stagiaire Célia en cliquant ici.

Informations pratiques

Ces expositions sont mises à disposition gratuitement des fabriques d'église après signature d'une convention avec le service Patrimoine du diocèse.

Pour contacter les services Patrimoine, cliquez ici !

Vinciane Groessens

Connaissez-vous le petit musée des Boomkappel dans le "Jardin de Pierre"?

Créé en 2012 à Allennes-les-Marais, au sud-ouest de Lille, le Jardin de Pierre est une parenthèse enchantée, inspirée des jardins de curé du XIXe siècle. Conçu comme un espace nourricier et ornemental, il est une véritable invitation à la contemplation et au lâcher-prise.
Récemment enrichi, le jardin abrite désormais "le petit musée des Boomkappel". Cet espace de plein air met en scène une collection de statues de saints chrétiens abritées dans de petites chapelles, perpétuant la tradition des fêtes votives. Entre art et histoire, ce parcours conte la saga des familles locales et des métiers, à travers les figures de Sainte Barbe, Saint Jacques de Compostelle ou encore Sainte Rita.
Visiter ce lieu, c'est renouer avec des souvenirs et créer du lien social. À travers ces saints, hommes et femmes de foi, c'est une invitation à réfléchir sur le sens de la vie et le bonheur. Croyant ou pèlerin d'un jour, chacun est invité à faire une halte sur son propre chemin.

Pour pouvoir découvrir le tout en vidéo : cliquez ici

 

    

Les illustrations sont de Pierre Willefert

Informations pratiques :

 Adresse : Chemin du Haut d'Herrin, 59251 Allennes-les-Marais

Le jardin se visite dans le cadre des journées d'ouverture de jardins de passionnés ouverts au grand public chaque mois de juin ou sur rendez-vous : willefert.pierre@orange.fr

Mars 2026 : Ensemble dit « à la danse macabre » de l’église Saint Nicolas de Mons

Conservé à l’église Saint-Nicolas, cet ensemble de textiles liturgiques destiné aux funérailles développe le thème de la Danse macabre, l’un des plus intriguant de l’art religieux occidental. Daté du XVIe siècle, l’ensemble présente un cortège réunissant différentes figures de la société, toutes entraînées par la Mort. Celle-ci ne se tient pas à l’écart : elle ouvre la marche et conduit chaque personnage, rappelant de manière explicite que tous sont concernés par la même destinée.

Diffusé plus largement au XIVe siècle dans un contexte marqué par les épidémies et les crises sociales et les guerres, le thème de la danse macabre se répand depuis la France à travers toute l’Europe. Il repose sur un principe simple : des représentants des différents groupes sociaux : pape, roi, noble, marchand, paysan ou enfant, sont confrontés à des squelettes qui les entraînent dans une danse. Cette mise en scène supprime symboliquement les différences de rang et rappelle l’égalité de tous face à la mort.

À Mons, l’ensemble conservé à Saint-Nicolas se distingue par le soin apporté aux détails. Les vêtements et les attributs permettent d’identifier le statut des personnages, tandis que leurs attitudes traduisent diverses réactions, comme la surprise, la crainte ou l’acceptation. L’ensemble s’inscrit dans la tradition du memento mori, invitant à se souvenir de la brièveté de la vie et à réfléchir au salut.

L’ensemble se compose d’une chape, d’une chasuble et de deux dalmatiques. Comme beaucoup de textiles anciens, elle a subi les effets du temps : salissures, fragilités des fibres, usures et pertes ponctuelles. Une campagne de conservation menée par le CReCit a permis de stabiliser l’ensemble et d’en améliorer la lisibilité. Les interventions ont compris des analyses des matériaux, la consolidation de la structure, ainsi que des retouches limitées et réversibles, conformément aux principes actuels de la conservation.

Cette étude a également contribué à une meilleure compréhension des techniques employées et de l’histoire matérielle de l’ensemble.

Il convient enfin de souligner la rareté d’une telle iconographie sur des textiles liturgiques. La Danse macabre est en effet plus souvent connue à travers des gravures ou des fresques murales conservées dans des églises ou des catacombes. Sa présence sur des ornements funéraires confère à l’ensemble conservé à Saint-Nicolas un intérêt particulier, tant sur le plan iconographique que liturgique.

Léa Paquet

Image issue de l’article de la province de Hainaut dans le cadre de l’exposition « Pulsations, là où dialoguent les multiples visages d’une cité »

 

Formation en gestion et conservation du patrimoine mobilier religieux à la fin de l'année à Wavre

Faisant suite aux sessions organisées les années précédentes à Namur, Châtelineau et Liège, la formation en gestion et conservation du patrimoine mobilier religieux se tiendra cette année dans le vicariat du Brabant wallon.

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Faits de vol et de vandalisme dans les églises : appel à témoignages !

Nos églises sont régulièrement victimes de vols et d’actes de vandalisme. Ces faits sont de natures très diverses, allant du vandalisme opportuniste de moindre ampleur (bris de vitraux, graffitis, etc.) à des vols ciblés d’œuvres de valeur inestimable. Les procédés et les circonstances varient également.

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CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux