Les gisants de cire : une typologie remarquable

Le CIPAR, en collaboration avec le service patrimoine du diocèse de Namur, a accueilli durant deux mois une nouvelle stagiaire à plein temps, Louise Reginster. Par cet article, Louise vous présente le travail fourni pendant cette période au sein du CIPAR et du Service Patrimoine du Diocèse de Namur.

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Une nouvelle fiche technique pour conserver les gisants de cire

Cette nouvelle fiche s’intéresse aux gisants de cire présents dans plusieurs églises paroissiales. De par la multiplicité de leurs matériaux, ce sont des objets complexes et très fragiles. Afin de conserver au mieux ce patrimoine, le CIPAR propose ce nouvel outil.

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Garder l’église au milieu du village : l’avenir du patrimoine religieux en Hesbaye

En décembre 2025, la Commune de Braives a été récompensée pour son projet de rénovation et de réaffectation de l’église paroissiale Saint-Maurice de Ciplet dans le cadre du concours Patrimoine & Innovation organisé par la société ImmoPass, spécialisée dans les audits immobiliers techniques et énergétiques. Le lot qui consiste en la numérisation 3D complète de l’édifice est une porte ouverte pour tous les projets concrets de valorisation de ce bien d’exception et du patrimoine artistique qu’il contient.

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Le programme de notre formation à Wavre est disponible !

Cette année, la formation en gestion et conservation du patrimoine mobilier religieux s'installe dans le vicariat du Brabant wallon. Ce cycle se déroulera à Wavre les 3 et 10 octobre, ainsi que les 7, 14, 28 novembre et 5 décembre. Son objectif : vous donner les outils indispensables pour comprendre et préserver le patrimoine de nos églises.
Infos et inscriptions : info@cipar.be, 0498 35 18 16.

NOUVELLES FICHES : Solutions – aménagement d’un édifice patrimonial dans le cas d’une inondation

Nous sommes heureux de vous présenter de nouvelles fiches réalisées dans le cadre du projet CHrisis : Protecting Heritage in Crisis Situation (CHrisis: Protecting Heritage in Crisis Situations | KIKIRPA) en collaboration avec le CIPAR et Buildwise. Elles ont pour objet d’aider les gestionnaires d’édifice patrimonial sur les manières de protéger leur bâtiment contre une future inondation. Les moyens concrets à mettre en œuvre sont présentés sous forme de fiches explicatives. Un travail de réflexion doit être effectué en amont pour diminuer l’impact d’une future inondation. 

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Le CIPAR était à Municipalia

Ces 16 et 17 avril derniers, le CIPAR participait pour la 1ère fois au salon Municipalia, le rendez-vous des mandataires et décideurs locaux, à Marche-en-Famenne. Après quelques demandes infructueuses les années précédentes, nous avons pu bénéficier cette année (merci Maura !) d’un stand installé au Village des Associations, sous la tente accolée au palais 3. Notre équipe a pu se répartir les deux jours de présence et ce fut une belle plongée dans cette rencontre annuelle des mandataires régionaux et communaux, des représentants divers au niveau local et de nombreux organismes qui s’occupent d’intérêts variés au sein du territoire wallon.

Ces deux journées furent l’occasion de rencontrer ou d’accueillir à notre stand des représentants de l’AWAP, des intercommunales intéressées par l’avenir des églises, des services communaux concrètement soucieux de la gestion du patrimoine paroissial, des curieux, des passionnés de patrimoine, des fabriciens … Cela nous a aussi permis de nouer des contacts avec d’autres associations et d’accroître notre visibilité.

Jeudi après-midi, Léopold et moi sommes intervenus dans la série de petites conférences dédiées aux associations. Nous y avons présenté les missions du CIPAR: connaître le patrimoine des églises paroissiales wallonnes, le conserver, le valoriser et préparer son avenir. Vendredi, Maura a assuré notre visibilité toute la journée, en multipliant les rencontres et les discussions.

Clap de fin vendredi soir : l’équipe est rentrée fourbue mais contente de l’expérience, prête à réitérer l’année prochaine et avec l’envie d’embellir notre stand. Ce genre d’évènement renforce encore notre souhait : faire de nos églises des lieux attrayants, en valorisant la richesse de ce patrimoine et en mettant en avant tout son potentiel.

Bénédicte de Ghellinck

Le 8 mai : quand les églises commémorent la guerre 40-45

81 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), plusieurs pays se mobilisent pour commémorer les batailles qui ont fait rage ainsi que pour honorer la mémoire des disparus. Cette commémoration est également perceptible dans les églises, mais sous quelles formes ?

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La restauration de l'église de Gottechain après un vandalisme : un défi relevé !

Nous avions communiqué, via les réseaux sociaux du CIPAR, sur le vandalisme qu’avait subi l’église Saint-Remacle de Gottechain (commune de Grez-Doiceau) en septembre 2025. Sept mois plus tard, grâce à l’énergie et l’investissement de la fabrique d’église et plus largement de la communauté paroissiale et du village, l’église de Gottechain est restaurée et vient de fêter sa réouverture par une journée festive, ce 11 avril. Retour sur ces évènements avec le récit de Dominique Pirlot, trésorier de la Fabrique.

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Musée du Chapitre de Soignies – saison ‘Baroque’

Fig. 6 : Couverture de l’ouvrage « Le Baroque à la Collégiale Saint-Vincent de Soignies ».
Fig. 6 : Couverture de l’ouvrage « Le Baroque à la Collégiale Saint-Vincent de Soignies ».

En 2026, le Musée du Chapitre, Trésor de la collégiale romane Saint-Vincent de Soignies (Hainaut), célèbre ses 30 ans d’ouverture. Installé dans les anciens bâtiments capitulaires adossés à la collégiale, le musée œuvre depuis 1996 à la préservation, à l’étude et à la valorisation d’une importante collection d’art sacré.

Cette année, le parcours de visite est étendu à un nouvel espace, venant compléter les neuf salles d’exposition abritant les collections permanentes. La tribune sud, endroit à forte impression visuelle offrant une vue plongeante sur la nef de l’édifice, sera accessible au public et accueillera un ensemble de sculptures restaurées : les apôtres baroques de la collégiale. Réalisées au XVIIe siècle dans le cadre du réaménagement baroque de l’édifice, ces œuvres étaient à l’origine disposées sur les piliers de la nef. Elles sont sculptées en bois de tilleul et mesurent chacune plus de deux mètres de haut. Lors des travaux menés à la fin du XIXe siècle, elles ont été déplacées et seules quatre d’entre elles avaient retrouvé un emplacement proche de leur disposition d’origine. Les huit autres n’étaient plus guère connues des visiteurs de la collégiale et leur état de conservation s’était considérablement dégradé. La revalorisation de cet ensemble nécessitait au préalable la mise en œuvre d’un important chantier de restauration.

Fig. 1 : Vue de la nef de la collégiale Saint-Vincent de Soignies. © KIK-IRPA, Bruxelles.
Fig. 1 : Vue de la nef de la collégiale Saint-Vincent de Soignies. © KIK-IRPA, Bruxelles.

En 2022, les sculptures ont bénéficié d’un traitement de désinsectisation par anoxie dynamique. Entre 2024 et 2026, elles ont été prises en charge par Jacques Vereecke et Louise Loiseau, restaurateurs spécialisés. Ce traitement de grande ampleur a pu être entrepris grâce au soutien exceptionnel du Fonds Léon Courtin-Marcelle Bouché, représenté par la Fondation Roi Baudouin, et du Fonds Baillet Latour. Le déplacement des apôtres, anciennement entreposés dans la tribune nord de la collégiale, a nécessité l’intervention d’une société spécialisée dans la manutention d’œuvres d’art. Un dispositif avec élévateur et treuil électrique a été installé dans la nef afin de descendre – puis remonter – chacune des sculptures. En atelier, les œuvres ont fait l’objet d’un traitement complet : consolidation et stabilisation, nettoyage des surfaces, fixation de la polychromie ainsi que comblement et retouche des lacunes.

Fig. 2 : Déplacement des apôtres. © N. Petit.
Fig. 2 : Déplacement des apôtres. © N. Petit.

Par ailleurs, les pertes formelles étaient conséquentes : plusieurs des apôtres avaient perdu des doigts, des orteils, ainsi que les attributs qu’ils tenaient en main et qui permettaient de les identifier. Grâce à l’analyse stylistique et à l’étude de photographies anciennes, un important travail de reconstitution a pu être mené. Cette intervention a donc permis de redonner aux sculptures la lisibilité et l’attrait visuel qu’elles avaient perdu. Les œuvres, mises en espace dans la tribune sud, sont accompagnées d’une médiation didactique permettant de mieux les comprendre d’un point de vue artistique, matériel et historique, et retraçant également le chantier de restauration.

Fig. 2 : Les apôtres, avant restauration. © J. Deveseleer.
Fig. 3 : Les apôtres, avant restauration. © J. Deveseleer.

De surcroît, la présentation de ces sculptures s’accompagne de la publication d’un nouveau volume dans la collection des Cahiers du Chapitre, édité par le Musée du Chapitre. Ce treizième numéro est consacré plus largement à l’aménagement baroque de la collégiale, sujet dont l’approche est ici considérablement renouvelée. Cet ouvrage collectif rassemble des spécialistes – historiens, historiens de l’art et restaurateurs – qui abordent chacun une thématique spécifique. Leurs recherches ont par ailleurs conduit à la découverte de plusieurs documents d’archives inédits, reproduits et retranscrits dans le volume. Les différentes contributions traitent de l’aménagement de la collégiale aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier sous l’angle des transformations spatiales et des circulations au sein de l’édifice ; du jubé, étudié en dialogue avec les autres dispositifs mobiliers et liturgiques ; de la fonction funéraire et mémorielle du mobilier financé par les chanoines de saint Vincent ; de la commande des stalles du chœur ; ainsi que de la réalisation du maître-autel monumental et des différentes mains qui l’ont sculpté. Le collège apostolique – l’ensemble des sculptures d’apôtres – y fait naturellement l’objet d’une étude approfondie, tant du point de vue iconographique, que stylistique et matériel. Le chantier de restauration y est également documenté.

Fig. 4 : Les apôtres après restauration, exposés dans la tribune sud de la collégiale. © J. Deveseleer.
Fig. 4 : Les apôtres après restauration, exposés dans la tribune sud de la collégiale. © J. Deveseleer.

Malgré la haute qualité scientifique des contributions qu’il rassemble, cet ouvrage d’environ 200 pages a été conçu pour rester accessible à un large public. Les thématiques y sont abordées dans une approche claire et pédagogique. Une attention particulière a par ailleurs été portée à l’iconographie : le volume est richement illustré, avec plus de 150 photographies venant appuyer et enrichir le propos.

Modalités pratiques 

Le Musée du Chapitre est accessible tous les dimanches, du 24 mai au 13 septembre 2026, de 14h à 18h, ainsi que le lundi de Pentecôte, aux mêmes heures. L’exposition « Renaissance des apôtres baroques » est accessible aux visiteurs s’étant acquittés du droit d’entrée du Musée.

Prix : 3€/personne.

Une visite guidée ‘Baroque’ est proposée aux visiteurs du Musée tous les premiers dimanches du mois, à 15h (inclue dans le prix d’entrée du Musée, sans réservation).

Des visites guidées de la collégiale et du Musée du Chapitre sont possibles toute l’année, sur demande.

Le Cahier du Chapitre « Le Baroque à la collégiale Saint-Vincent de Soignies. Spatialité, matérialité, formes et fonctions » sera disponible à la vente à l’accueil du Musée, ou par envoi postal, sur demande (frais de port à la charge de l’acheteur).

Informations : noemiepetit@skynet.be

CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux