Au fil des ans, le CIPAR a conçu cinq expositions thématiques dédiées au patrimoine présent dans nos églises (textiles, orfèvrerie, sculpture, vitrail et peinture). Chaque exposition, composée de 16 panneaux (90x90 cm), constitue un outil idéal pour dynamiser votre église, fédérer votre paroisse ou votre village et inviter le public à pousser la porte de votre église.
Le printemps et l'été sont des moments idéaux pour organiser ce type d'évènement : l'église se réchauffe, les groupes de randonneurs se relancent, les gens ont plaisir à sortir de chez eux et découvrir une nouvelle région ou village...
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Vinciane Groessens

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Les illustrations sont de Pierre Willefert
Adresse : Chemin du Haut d'Herrin, 59251 Allennes-les-Marais
Le jardin se visite dans le cadre des journées d'ouverture de jardins de passionnés ouverts au grand public chaque mois de juin ou sur rendez-vous : willefert.pierre@orange.fr

Conservé à l’église Saint-Nicolas, cet ensemble de textiles liturgiques destiné aux funérailles développe le thème de la Danse macabre, l’un des plus intriguant de l’art religieux occidental. Daté du XVIe siècle, l’ensemble présente un cortège réunissant différentes figures de la société, toutes entraînées par la Mort. Celle-ci ne se tient pas à l’écart : elle ouvre la marche et conduit chaque personnage, rappelant de manière explicite que tous sont concernés par la même destinée.
Diffusé plus largement au XIVe siècle dans un contexte marqué par les épidémies et les crises sociales et les guerres, le thème de la danse macabre se répand depuis la France à travers toute l’Europe. Il repose sur un principe simple : des représentants des différents groupes sociaux : pape, roi, noble, marchand, paysan ou enfant, sont confrontés à des squelettes qui les entraînent dans une danse. Cette mise en scène supprime symboliquement les différences de rang et rappelle l’égalité de tous face à la mort.
À Mons, l’ensemble conservé à Saint-Nicolas se distingue par le soin apporté aux détails. Les vêtements et les attributs permettent d’identifier le statut des personnages, tandis que leurs attitudes traduisent diverses réactions, comme la surprise, la crainte ou l’acceptation. L’ensemble s’inscrit dans la tradition du memento mori, invitant à se souvenir de la brièveté de la vie et à réfléchir au salut.
L’ensemble se compose d’une chape, d’une chasuble et de deux dalmatiques. Comme beaucoup de textiles anciens, elle a subi les effets du temps : salissures, fragilités des fibres, usures et pertes ponctuelles. Une campagne de conservation menée par le CReCit a permis de stabiliser l’ensemble et d’en améliorer la lisibilité. Les interventions ont compris des analyses des matériaux, la consolidation de la structure, ainsi que des retouches limitées et réversibles, conformément aux principes actuels de la conservation.
Cette étude a également contribué à une meilleure compréhension des techniques employées et de l’histoire matérielle de l’ensemble.
Il convient enfin de souligner la rareté d’une telle iconographie sur des textiles liturgiques. La Danse macabre est en effet plus souvent connue à travers des gravures ou des fresques murales conservées dans des églises ou des catacombes. Sa présence sur des ornements funéraires confère à l’ensemble conservé à Saint-Nicolas un intérêt particulier, tant sur le plan iconographique que liturgique.
Léa Paquet
Image issue de l’article de la province de Hainaut dans le cadre de l’exposition « Pulsations, là où dialoguent les multiples visages d’une cité »
Nos églises sont régulièrement victimes de vols et d’actes de vandalisme. Ces faits sont de natures très diverses, allant du vandalisme opportuniste de moindre ampleur (bris de vitraux, graffitis, etc.) à des vols ciblés d’œuvres de valeur inestimable. Les procédés et les circonstances varient également.
Dans de nombreuses églises, les fabriciens veillent avec sérieux et dévouement sur un patrimoine mobilier riche et varié : orfèvrerie, textiles, statues, tableaux, livres… Ces objets font pleinement partie de la vie paroissiale. Ils ne sont pas seulement conservés, ils sont utilisés lors des célébrations, déplacés en fonction des temps liturgiques, rangés, parfois nettoyés. Et bien souvent, ce sont les membres de la fabrique qui prennent en charge ces gestes du quotidien, avec bonne volonté et sens des responsabilités.