Statue de la Vierge ND de Montaigu

Selon divers récits, la statue de ND de Montaigu aurait été volée, perdue ou préservée des pillages (années 1792-96) ou encore abandonnée dans la forêt et récupérée par un prêtre.

Les recherches et études faites par l’asbl avec l’aide du CIPAR et l'IRPA confirment la datation (1550-1600) de la statue en bois sculptée à Malines et peinte à l’huile. D’autres études iconographiques témoignent du message du concile de Trente (clôturé en 1563) relatif à la représentation de la Vierge (style baroque flamand).

L’étude des pigments et couches successives laissant déceler des dorures anciennes, les accessoires d’origine précieux (sceptre, couronne et croix des croisés) certainement volés puis remplacés par des accessoires plus contemporains ainsi que la dimension de 67 cm sur socle de l’ange-chérubin (22,5 cm) confirment l’importante valeur de la statue, il y a plus de 425 ans.

 

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Dominique Mommer - asbl « L’Abbaye de Villers en Brabant 2046 » AVB2046.be – info@avb2046.be

Activité à Soignies

La prochaine activité de la collégiale de Soignies, intitulée « Soignies, Collégiale St Vincent et Musée du Chapitre » aura lieu le dimanche 14 juin 2026 à 14h00.

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Capella Beatae Virginis Mariae de Monte Acuto

Traduit par Chapelle Notre-Dame de Montaigu (à l’abbaye) telle qu’on l’appelait jadis au 17e siècle.

Quelle est l’origine de cette dévotion particulière à la Vierge de Montaigu et pourquoi à Villers ? Des miracles ont-ils eu lieu en cet endroit ? Qu’est devenue la statue de la Vierge ?

À la fin du 16e siècle, éclatent les guerres de religion avec une vague réformiste protestante venant du Nord-Est ; des troubles sont nombreux dans nos Provinces-Unies entre d’une part, les catholiques (Pays-Bas espagnols) et d’autre part, les protestants (Hollandais orangistes).

À Montaigu (Scherpenheuvel), existait un grand chêne dont les branches formaient une sorte de croix au sommet d’une colline, lieu de pèlerinage important à l’époque suite au placement d’une statuette de la Vierge dans l’arbre, ce qui incita nos gouvernants Albert et Isabelle à faire un pèlerinage en l’an 1603 en priant Marie de les protéger et sauvegarder Bois-Le-Duc (‘s-Hertogenbosch) dans la sphère catholique, ville appelée « Vierge du Brabant » et jugée imprenable (demande exhaussée jusqu’à sa prise par les protestants en 1629).

L’évêque d’Anvers, Jean Le Mire offre, en 1608, à son ami Robert Henrion, abbé de Villers (1587-1620), « la belle image de Notre-Dame de Montaigu » (petite statue polychrome en bois) pour honorer l’abbaye de Villers et la protéger des incursions réformistes.

La Vierge est priée dans la chapelle de l’abbé en l’église abbatiale jusqu’à ce que l’abbé décide de lui dédier sa propre chapelle dans l’enceinte abbatiale; le lieu choisi se devant être le plus important et le plus sacré (partie la plus haute et la plus à l’Est sur les tombes de bienheureux) ; la chapelle est consacrée en 1616 par l’évêque de Namur ; l’abbé, depuis sa chambre et à chaque lever de soleil, pouvait prier la Vierge en voyant la chapelle.

La forme octogonale de la chapelle exprime le monde parfait créé par Dieu en 7 jours auquel s’ajoute un huitième et ultime jour (résurrection du Christ).

Une bonne vingtaine de  furent attestés (et actés devant notaires) à la chapelle dès 1616 et jusque 1619. Elle devint rapidement un lieu de pèlerinage reconnu dans tout le Brabant et au-delà.

Statue de la Vierge

Selon divers récits, la statue de ND de Montaigu aurait été volée, perdue ou préservée des pillages (années 1792-96) ou encore abandonnée dans la forêt et récupérée par un prêtre.

Statue de la Vierge existante dans l’église ND de la Visitation à Villers(1) ; les recherches et études faites par l’asbl avec l’aide du CIPAR, BALaT KIK-IRPA confirment la datation (1550-1600) de la statue en bois sculptée à Malines et peinte à l’huile ; d’autres études iconographiques témoignent du message du concile de Trente (clôturé en 1563) relatif à la représentation de la Vierge (style baroque flamand).

L’étude des pigments et couches successives laissant déceler des dorures anciennes, les accessoires d’origine précieux (sceptre, couronne et croix des croisés) certainement volés puis remplacés par des accessoires plus contemporains ainsi que la dimension de 67 cm sur socle de l’ange-chérubin (22,5 cm) confirment l’importante valeur de la statue, il y a plus de 425 ans.

L’asbl AVB2046, ne croyant pas trop aux coïncidences, pense que cette Vierge est bien celle offerte par l’évêque d’Anvers en 1608 à Villers ; nous encouragerons, comme d’autres, la restauration de la chapelle telle qu’elle était programmée avant-guerre.

La chapelle redeviendrait le « phare » de l’abbaye avec un point de vue époustouflant !

Notre prochain article sera consacré à la prestigieuse « perspective monumentale » voulue par l’abbé Hache !

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Dominique Mommer - asbl « L’Abbaye de Villers en Brabant 2046 » AVB2046.be – info@avb2046.be

 

Sources : abb de Villers, M Strodiot, IA, Cipar, Coomans, BALaT KIK-IRPA, British Museum, Boulmont, Henrivaux

Dominique Mommer

L’abbatiale Notre-Dame de Bonne-Espérance : 250 ans d’histoire, d’architecture… et un mystère jamais résolu

L’église abbatiale de l’Abbaye de Bonne-Espérance domine le paysage hennuyer et accompagne la vie du site. Monumentale, lumineuse, parfaitement équilibrée, elle semble encore aujourd’hui raconter l’ambition de ceux qui l’ont imaginée au XVIIIe siècle. Cette année, l’abbaye de Bonne-Espérance célèbre les 250 ans de la construction de son église abbatiale.

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Les églises du 20e siècle, une précieuse contribution au Patrimoine wallon

La Ministre wallonne du Patrimoine, Mme Valérie Lescrenier, a décidé de lancer la procédure en vue du classement éventuel du centre ecclésial Saint-Georges à Marloie, un ensemble moderniste, le premier du genre en Wallonie, qui ne lasse pas d’étonner et d’inspirer.

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CIPAR et IRPA : unir les expertises pour les inventaires des églises paroissiales

Réunions et travail sur site à la suite des inondations de l’été 2021, identification et valorisation des textiles liturgiques, les projets de collaboration entre le CIPAR et l’IRPA sont nombreux. Dans le lot, l’un d’entre eux est important à mettre en évidence : les inventaires d’églises paroissiales ! Qui s’occupe de quoi ? Quels sont les objectifs ? En quoi les inventaires se complètent-ils ? Vous pourrez découvrir toutes ces réponses via la FAQ reprise dans cet article !

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Les gisants de cire : une typologie remarquable

Le CIPAR, en collaboration avec le service patrimoine du diocèse de Namur, a accueilli durant deux mois une nouvelle stagiaire à plein temps, Louise Reginster. Par cet article, Louise vous présente le travail fourni pendant cette période au sein du CIPAR et du Service Patrimoine du Diocèse de Namur.

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Une nouvelle fiche technique pour conserver les gisants de cire

Cette nouvelle fiche s’intéresse aux gisants de cire présents dans plusieurs églises paroissiales. De par la multiplicité de leurs matériaux, ce sont des objets complexes et très fragiles. Afin de conserver au mieux ce patrimoine, le CIPAR propose ce nouvel outil.

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Garder l’église au milieu du village : l’avenir du patrimoine religieux en Hesbaye

En décembre 2025, la Commune de Braives a été récompensée pour son projet de rénovation et de réaffectation de l’église paroissiale Saint-Maurice de Ciplet dans le cadre du concours Patrimoine & Innovation organisé par la société ImmoPass, spécialisée dans les audits immobiliers techniques et énergétiques. Le lot qui consiste en la numérisation 3D complète de l’édifice est une porte ouverte pour tous les projets concrets de valorisation de ce bien d’exception et du patrimoine artistique qu’il contient.

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CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux