Objet du mois : février 2026

La semaine passée, nous avons diffusé cette photo sur les réseaux sociaux. Nous avons pu constaté, au nombre important de "like" et de commentaires que cette œuvre vous plait beaucoup.

Il s'agit du Maître autel et du Retable de la Passion à l'église Notre-Dame à Gedinne. Le Retable daté de 1558 à 1574 a été co-réalisé par le sculpteur Jean Muzelle et le peintre Jean Goblet. Il est de style Renaissance, annonçant déjà les prémices du Baroque.

Ce retable a été intégré dans un maître-autel baroque du XVIIe siècle. Les volets en accordéon et le tabernacle, quant à eux, datent du XIXe siècle.

En 2019, l'Abbé André Haquin avait écrit un article pour la Newsletter du CIPAR qui mettait en lumière le projet de restauration d'envergure qui a redonné tout son éclat au retable de Gedinne.

Après plusieurs années de recherche et de restauration minutieuse, le Retable de la Passion et de la Vie de la Vierge a retrouvé sa place au cœur de l’église Notre-Dame de la Nativité le 7 septembre dernier 2019. Le projet ne s'est pas limité à la structure centrale, mais a englobé tout l'ensemble de l'autel majeur.

Fanny Cayron est la restauratrice en charge du retable. Le tout a été financé par la Fondation Roi Baudouin, gestionnaire du Fonds Jacques et Christiane Barbazon.

Pour admirer plus de photos de ce chef-d'oeuvre, rendez-vous sur balat.

Est-ce que vous nous suivez sur Facebook? Nouveauté : Calendrier des saints

Depuis le début de l'année 2026, nous avons lancé un calendrier des saints avec des exemples. Le CIPAR vous propose tout au long de l’année de suivre son calendrier illustré par des représentations (statue, peinture, vitrail,...) de saints conservés dans les églises paroissiales de Wallonie.

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Le vestiaire oublié de la Vierge

Dans la cathédrale Saint-Aubain, l’autel du transept sud abrite une statue de l’Immaculée Conception. À une époque, il était d’usage d’habiller la statue selon les différentes périodes de l’année liturgique. Cette pratique est peu à peu tombée dans l’oubli et ce n’est que récemment que ces vêtements ont été retrouvés.

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Des étudiants au travail de l'inventaire de l'église Saint-Loup à Namur

A la fin de l'année 2025, les étudiants de Bac 3 du département d'Histoire de l'art et Archéologie de l'UNamur ont eu l'opportunité de participer sur base volontaire à un atelier d’initiation à la réalisation d’un inventaire d’église, organisé par Maura Moriaux de l’équipe du CIPAR, en collaboration avec Sarah Collard (assistante à l'UNamur).

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Utilisation partagée d’églises : la question du patrimoine mobilier

L’exemple de l’église de Rossignol (Tintigny, prov. Luxembourg)

En novembre dernier, l’église Saint-Nicolas de Rossignol a été inaugurée après d’importantes transformations. L’objectif de ces travaux ? Rendre possible une utilisation plus modulable de l’église. Si elle conserve pleinement sa vocation première d’édifice religieux, elle accueillera aussi, désormais, différentes activités culturelles, en tant que « tiers-lieu ». Quel a été l’impact de ce projet sur le mobilier de l’église ?

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NOUVELLE VIDEO : l'importance de porter des gants

Le CIPAR est heureux de vous annoncer qu'une nouvelle vidéo est sortie sur sa chaine Youtube. Elle s'intitule "Porter des gants" et va vous expliquer pourquoi il est si important de ne pas toucher les objets patrimoniaux à mains nues. On en profite pour vous conseiller quel type de gant choisir. Il y a quelques petits trucs à savoir : on vous dit tout dans cette vidéo!

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Ave Maria : nouvelle exposition temporaire du Musée diocésain de Namur

Le Musée diocésain de Namur propose une nouvelle exposition hors-les-murs, à découvrir à l’église Saint-Loup de Namur jusqu’au au 29 mars 2026. Dans ce prestigieux écrin baroque, l’exposition invite le visiteur à regarder autrement les images et les objets qui entourent la dévotion mariale depuis le 17e siècle.  

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Informations révélées par l'observation des monuments funéraires (suite de l'article sur Baillonville)

Une observation attentive des monuments funéraires permet de recueillir de précieux renseignements. Les détails visibles aujourd’hui, tels que les inscriptions et les motifs sculptés dans la pierre, offrent une véritable source d’informations. À travers ces éléments, il est possible d’obtenir des révélations et des précisions sur les personnes auxquelles ces monuments sont dédiés.

En premier lieu, les noms des défunts sont clairement inscrits sur chaque monument. On relève également la mention des dates de décès, et parfois même de naissance, ce qui permet de situer la période à laquelle ces individus ont vécu. Les fonctions, professions ou rangs occupés par ces personnes à leur époque figurent également parmi les informations communiquées, apportant un éclairage sur leur statut social et leur rôle au sein de la communauté.

Enfin, les liens familiaux sont mis en évidence par la présence d’armoiries et de blasons gravés sur le pourtour des monuments. Ces symboles héraldiques facilitent l’identification des familles et illustrent la filiation ou les alliances entre les différents membres mentionnés. Ainsi, chaque stèle funéraire devient un témoin précieux de l’histoire locale et familiale, offrant au visiteur une lecture approfondie du passé à travers la pierre.

DALLE MORTUAIRE DE CLAUDE WAHA (1558) ET CATHERINE D’AYSAUX (1560)

Située contre le mur sud, au niveau du chœur, cette dalle mortuaire a été sculptée dans du calcaire noir de Meuse. Claude de Waha, membre de la noblesse luxembourgeoise et grand bailli de Poilvache, occupait également la fonction de 12ème seigneur de Baillonville. Il était marié à Catherine d’Aysaux.

L’œuvre est attribuée au maître sculpteur de Sclayn. Sur la tranche du monument, une inscription rédigée en capitales romaines mentionne les noms et fonctions des deux défunts. Au-dessus du gisant, on retrouve des blasons représentant les familles respectives, illustrant ainsi leur appartenance et leur statut au sein de la noblesse.

DALLE MORTUAIRE DE JEAN DE WAHA (1624) ET MARGUERITE DE MÉRODE (1636)

La dalle funéraire de Jean de Waha, remise à jour récemment en 2023, présente une histoire marquée par plusieurs transformations. A l’occasion des travaux réalisés en 1966, consécutifs à la suppression du maître-autel selon les nouvelles directives liturgiques Vatican II, qu’elle fut encastrée au niveau du sol, du côté sud du chœur. Durant les années 1980, elle avait été dissimulée sous un plancher, ce qui avait temporairement masqué sa présence aux yeux des visiteurs et des fidèles.

Cette dalle, taillée dans le calcaire noir de Meuse, se distingue par la disposition des blasons familiaux qui ornent son pourtour, attestant de l’appartenance de Jean de Waha à une lignée noble. Jean de Waha, qui fut le quatorzième seigneur de Waha, repose ainsi sous un monument dont la valeur symbolique et historique est renforcée par la présence de ces armoiries. Il est également important de noter que la dalle porte encore aujourd’hui les traces du passage des révolutionnaires, ce qui laisse supposer qu’elle a été enterrée après la Révolution française, bien que la date exacte de cette inhumation demeure inconnue.

PIERRE COMMÉMORATIVE AVEC INSCRIPTION WAHA NAMUR (1628)

    La pierre commémorative gravée des armes martelées « Waha Namur 1628 » occupe une place particulière parmi les monuments de l’église. Contrairement aux autres stèles abordées, celle-ci n’est pas de nature funéraire, mais bien commémorative. D’après l’historien Jean-Louis Javaux, cette pierre aurait probablement été apposée afin de rappeler des travaux réalisés à la chapelle en 1628.

Une photographie datée de 1944 témoigne de l’emplacement initial de cette pierre, alors installée à l’extérieur, dans le cimetière jouxtant l’église. Ce n’est que dans un second temps qu’elle fut déplacée à l’intérieur de l’édifice. Elle constitue ainsi le dernier ajout de ce type, intégrée sur la paroi sud, dans le porche d’entrée.

DALLE MORTUAIRE DU CHANOINE HENRI DE WAHA (1631)

Cette dalle commémore Henri de Waha, chanoine de Saint-Lambert à Liège. Frère de Jean de Waha, dont la dalle est localisée dans le chœur au numéro 2, elle est réalisée en calcaire de Meuse et présente un blason martelé, dont la franche gauche est manquante. Au-dessus du blason, placé dans la partie inférieure où figurent le nom et la fonction du chanoine, se trouve un autre écu, fortement détérioré par le temps et lors du passage des révolutionnaires, qui reprend les armoiries familiales.

DALLE MORTUAIRE DE NICOLAS DE WAHA (1636) ET CATHERINE DE NAMUR (1674)

La sépulture de Nicolas de Waha est située dans le chœur de l’église, au niveau du sol, côté nord. Nicolas de Waha est décédé à l’âge de quarante ans, emporté par la peste, deux mois seulement après le décès de sa mère, dont la dalle est référencée sous le numéro 2. Avant sa mort, il avait pris soin de préciser que ses funérailles ne devaient donner lieu à aucune manifestation ostentatoire, à l’exception d’une célébration religieuse réunissant trente à quarante prêtres. Il avait également demandé que douze flambeaux soient recouverts d’un drap noir d’une longueur de cinq aunes, orné d’une croix de taffetas blanc. La dalle, réalisée en calcaire de Meuse, a subi le même type de dégradations que celle de Jean de Waha (n° 2), témoignant du passage du temps et des événements historiques qui ont marqué ces monuments.

André Vanoverschelde

Subventions FWB : rappel et bilan des octrois précédents

Vous souhaitez introduire un dossier de candidature en vue de l’obtention d’un subside pour couvrir les frais des restaurations d’un bien mobilier religieux ? Il est encore temps ! Vous avez jusqu’au 1er mars 2026 pour le soumettre auprès de la Direction du Patrimoine Culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

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CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux