NOUVELLES FICHES : Solutions – aménagement d’un édifice patrimonial dans le cas d’une inondation

Nous sommes heureux de vous présenter de nouvelles fiches réalisées dans le cadre du projet CHrisis : Protecting Heritage in Crisis Situation (CHrisis: Protecting Heritage in Crisis Situations | KIKIRPA) en collaboration avec le CIPAR et Buildwise. Elles ont pour objet d’aider les gestionnaires d’édifice patrimonial sur les manières de protéger leur bâtiment contre une future inondation. Les moyens concrets à mettre en œuvre sont présentés sous forme de fiches explicatives. Un travail de réflexion doit être effectué en amont pour diminuer l’impact d’une future inondation. 

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Le CIPAR était à Municipalia

Ces 16 et 17 avril derniers, le CIPAR participait pour la 1ère fois au salon Municipalia, le rendez-vous des mandataires et décideurs locaux, à Marche-en-Famenne. Après quelques demandes infructueuses les années précédentes, nous avons pu bénéficier cette année (merci Maura !) d’un stand installé au Village des Associations, sous la tente accolée au palais 3. Notre équipe a pu se répartir les deux jours de présence et ce fut une belle plongée dans cette rencontre annuelle des mandataires régionaux et communaux, des représentants divers au niveau local et de nombreux organismes qui s’occupent d’intérêts variés au sein du territoire wallon.

Ces deux journées furent l’occasion de rencontrer ou d’accueillir à notre stand des représentants de l’AWAP, des intercommunales intéressées par l’avenir des églises, des services communaux concrètement soucieux de la gestion du patrimoine paroissial, des curieux, des passionnés de patrimoine, des fabriciens … Cela nous a aussi permis de nouer des contacts avec d’autres associations et d’accroître notre visibilité.

Jeudi après-midi, Léopold et moi sommes intervenus dans la série de petites conférences dédiées aux associations. Nous y avons présenté les missions du CIPAR: connaître le patrimoine des églises paroissiales wallonnes, le conserver, le valoriser et préparer son avenir. Vendredi, Maura a assuré notre visibilité toute la journée, en multipliant les rencontres et les discussions.

Clap de fin vendredi soir : l’équipe est rentrée fourbue mais contente de l’expérience, prête à réitérer l’année prochaine et avec l’envie d’embellir notre stand. Ce genre d’évènement renforce encore notre souhait : faire de nos églises des lieux attrayants, en valorisant la richesse de ce patrimoine et en mettant en avant tout son potentiel.

Bénédicte de Ghellinck

Le 8 mai : quand les églises commémorent la guerre 40-45

81 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), plusieurs pays se mobilisent pour commémorer les batailles qui ont fait rage ainsi que pour honorer la mémoire des disparus. Cette commémoration est également perceptible dans les églises, mais sous quelles formes ?

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La restauration de l'église de Gottechain après un vandalisme : un défi relevé !

Nous avions communiqué, via les réseaux sociaux du CIPAR, sur le vandalisme qu’avait subi l’église Saint-Remacle de Gottechain (commune de Grez-Doiceau) en septembre 2025. Sept mois plus tard, grâce à l’énergie et l’investissement de la fabrique d’église et plus largement de la communauté paroissiale et du village, l’église de Gottechain est restaurée et vient de fêter sa réouverture par une journée festive, ce 11 avril. Retour sur ces évènements avec le récit de Dominique Pirlot, trésorier de la Fabrique.

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Musée du Chapitre de Soignies – saison ‘Baroque’

Fig. 6 : Couverture de l’ouvrage « Le Baroque à la Collégiale Saint-Vincent de Soignies ».
Fig. 6 : Couverture de l’ouvrage « Le Baroque à la Collégiale Saint-Vincent de Soignies ».

En 2026, le Musée du Chapitre, Trésor de la collégiale romane Saint-Vincent de Soignies (Hainaut), célèbre ses 30 ans d’ouverture. Installé dans les anciens bâtiments capitulaires adossés à la collégiale, le musée œuvre depuis 1996 à la préservation, à l’étude et à la valorisation d’une importante collection d’art sacré.

Cette année, le parcours de visite est étendu à un nouvel espace, venant compléter les neuf salles d’exposition abritant les collections permanentes. La tribune sud, endroit à forte impression visuelle offrant une vue plongeante sur la nef de l’édifice, sera accessible au public et accueillera un ensemble de sculptures restaurées : les apôtres baroques de la collégiale. Réalisées au XVIIe siècle dans le cadre du réaménagement baroque de l’édifice, ces œuvres étaient à l’origine disposées sur les piliers de la nef. Elles sont sculptées en bois de tilleul et mesurent chacune plus de deux mètres de haut. Lors des travaux menés à la fin du XIXe siècle, elles ont été déplacées et seules quatre d’entre elles avaient retrouvé un emplacement proche de leur disposition d’origine. Les huit autres n’étaient plus guère connues des visiteurs de la collégiale et leur état de conservation s’était considérablement dégradé. La revalorisation de cet ensemble nécessitait au préalable la mise en œuvre d’un important chantier de restauration.

Fig. 1 : Vue de la nef de la collégiale Saint-Vincent de Soignies. © KIK-IRPA, Bruxelles.
Fig. 1 : Vue de la nef de la collégiale Saint-Vincent de Soignies. © KIK-IRPA, Bruxelles.

En 2022, les sculptures ont bénéficié d’un traitement de désinsectisation par anoxie dynamique. Entre 2024 et 2026, elles ont été prises en charge par Jacques Vereecke et Louise Loiseau, restaurateurs spécialisés. Ce traitement de grande ampleur a pu être entrepris grâce au soutien exceptionnel du Fonds Léon Courtin-Marcelle Bouché, représenté par la Fondation Roi Baudouin, et du Fonds Baillet Latour. Le déplacement des apôtres, anciennement entreposés dans la tribune nord de la collégiale, a nécessité l’intervention d’une société spécialisée dans la manutention d’œuvres d’art. Un dispositif avec élévateur et treuil électrique a été installé dans la nef afin de descendre – puis remonter – chacune des sculptures. En atelier, les œuvres ont fait l’objet d’un traitement complet : consolidation et stabilisation, nettoyage des surfaces, fixation de la polychromie ainsi que comblement et retouche des lacunes.

Fig. 2 : Déplacement des apôtres. © N. Petit.
Fig. 2 : Déplacement des apôtres. © N. Petit.

Par ailleurs, les pertes formelles étaient conséquentes : plusieurs des apôtres avaient perdu des doigts, des orteils, ainsi que les attributs qu’ils tenaient en main et qui permettaient de les identifier. Grâce à l’analyse stylistique et à l’étude de photographies anciennes, un important travail de reconstitution a pu être mené. Cette intervention a donc permis de redonner aux sculptures la lisibilité et l’attrait visuel qu’elles avaient perdu. Les œuvres, mises en espace dans la tribune sud, sont accompagnées d’une médiation didactique permettant de mieux les comprendre d’un point de vue artistique, matériel et historique, et retraçant également le chantier de restauration.

Fig. 2 : Les apôtres, avant restauration. © J. Deveseleer.
Fig. 3 : Les apôtres, avant restauration. © J. Deveseleer.

De surcroît, la présentation de ces sculptures s’accompagne de la publication d’un nouveau volume dans la collection des Cahiers du Chapitre, édité par le Musée du Chapitre. Ce treizième numéro est consacré plus largement à l’aménagement baroque de la collégiale, sujet dont l’approche est ici considérablement renouvelée. Cet ouvrage collectif rassemble des spécialistes – historiens, historiens de l’art et restaurateurs – qui abordent chacun une thématique spécifique. Leurs recherches ont par ailleurs conduit à la découverte de plusieurs documents d’archives inédits, reproduits et retranscrits dans le volume. Les différentes contributions traitent de l’aménagement de la collégiale aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier sous l’angle des transformations spatiales et des circulations au sein de l’édifice ; du jubé, étudié en dialogue avec les autres dispositifs mobiliers et liturgiques ; de la fonction funéraire et mémorielle du mobilier financé par les chanoines de saint Vincent ; de la commande des stalles du chœur ; ainsi que de la réalisation du maître-autel monumental et des différentes mains qui l’ont sculpté. Le collège apostolique – l’ensemble des sculptures d’apôtres – y fait naturellement l’objet d’une étude approfondie, tant du point de vue iconographique, que stylistique et matériel. Le chantier de restauration y est également documenté.

Fig. 4 : Les apôtres après restauration, exposés dans la tribune sud de la collégiale. © J. Deveseleer.
Fig. 4 : Les apôtres après restauration, exposés dans la tribune sud de la collégiale. © J. Deveseleer.

Malgré la haute qualité scientifique des contributions qu’il rassemble, cet ouvrage d’environ 200 pages a été conçu pour rester accessible à un large public. Les thématiques y sont abordées dans une approche claire et pédagogique. Une attention particulière a par ailleurs été portée à l’iconographie : le volume est richement illustré, avec plus de 150 photographies venant appuyer et enrichir le propos.

Modalités pratiques 

Le Musée du Chapitre est accessible tous les dimanches, du 24 mai au 13 septembre 2026, de 14h à 18h, ainsi que le lundi de Pentecôte, aux mêmes heures. L’exposition « Renaissance des apôtres baroques » est accessible aux visiteurs s’étant acquittés du droit d’entrée du Musée.

Prix : 3€/personne.

Une visite guidée ‘Baroque’ est proposée aux visiteurs du Musée tous les premiers dimanches du mois, à 15h (inclue dans le prix d’entrée du Musée, sans réservation).

Des visites guidées de la collégiale et du Musée du Chapitre sont possibles toute l’année, sur demande.

Le Cahier du Chapitre « Le Baroque à la collégiale Saint-Vincent de Soignies. Spatialité, matérialité, formes et fonctions » sera disponible à la vente à l’accueil du Musée, ou par envoi postal, sur demande (frais de port à la charge de l’acheteur).

Informations : noemiepetit@skynet.be

L’église Saint-Georges à Limbourg a rouvert ses portes!

C’est un événement qui était attendu depuis longtemps. Le samedi 18 avril, l’église Saint-Georges, à Limbourg, a rouvert ses portes après 30 ans de fermeture. Un moment historique vécu en présence de Mgr Jean-Pierre Delville.

Ils étaient nombreux à se rendre place Saint-Georges à Limbourg pour redécouvrir et, bien souvent, découvrir l’église éponyme. Classée comme patrimoine exceptionnel, l’église renferme de nombreux trésors parmi lesquels des fonds baptismaux datant du XVIe siècle. Celle qui n’avait plus accueilli personne pendant près de 30 ans a aujourd’hui retrouvé sa superbe à la suite d’importants travaux de rénovation.

Un patrimoine historique qui renaît

L’église Saint-Georges a évolué au fil des siècles. Née chapelle au XIIe siècle, elle s’est agrandie en même temps que la ville s’est développée. Au XIVe siècle, une travée vient s’ajouter ainsi que deux nefs intermédiaires, et l’on bâtit une grande tour carré, conférant à l’édifice un caractère défensif. C’est par ailleurs le style gothique qui s’impose. Au XVe siècle, l’église poursuit l’écriture de son histoire architecturale. Chœur polygonal, crypte gothique, sacristie,... Le bâtiment connaît de multiples transformations. Il souffre aussi de divers aléas: des guerres au XVIIe siècle et un incendie en 1834 qui nécessitent plusieurs travaux de restauration.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe écrivent une nouvelle page de l’histoire des restaurations de ce monument classé. Si 30 années peuvent paraître longues, ce temps de fermeture a été nécessaire et en valait la peine.

Un lieu cultuel et culturel

Paroissiens, membres de la fabrique d’église et autorités communales, tous sont unanimes: le résultat est exceptionnel, et cette réouverture, qui insuffle beaucoup de bonheur, permet d’envisager de belles perspectives pour l’avenir. L’évêque de Liège, qui a présidé la célébration, a lui aussi manifesté sa joie. C’est un “édifice qui brille de mille feux comme s’il était neuf” qui s’est offert à l’assemblée. C’est un héritage qui ne demande qu’à être préservé et transmis aux générations futures ainsi que l’a souligné Mgr Delville dans son homélie: “‘Les bâtisseurs travaillaient pour les générations à venir’. Nous sommes là, les générations à venir, et nous recevons cet héritage séculaire; mais nous le transmettons aussi aux générations futures en l’ayant restauré et consolidé.” 

L’église Saint-Georges a donc rouvert ses portes pour les paroissiens, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent en franchir le seuil et assister aux activités culturelles qui y prendront place (concerts, expositions, conférences,...). Lieu de culte, mais aussi un lieu de culture ouvert à chacun, cet édifice est, comme le dira l’évêque, mis “au service de la spiritualité humaine, de la culture locale, de la foi chrétienne et de l’assemblée de prière, qui porte toute l’humanité dans ses intentions. Chacun peut y trouver un message à mesure, qu’on soit croyant ou non. Chacun est en chemin par rapport au sens de sa vie".

Sandra OTTE (article de la lettre du diocèse de Liège)

Photos: Nicolas Lambert

La chapelle Mère Marie-Thérèse à Waremme: Un patrimoine historique à préserver!

Elle s’élève au numéro 41 de la rue Joseph Wauters à Waremme et a marqué le paysage historique et paroissial de la région. La chapelle Mère Marie-Thérèse, témoin du riche passé waremmien, est un joyaux à protéger. Ses gestionnaires lancent un appel pour permettre la rénovation de son toit.

(c) Ghislaine Heymans

Ouverte à tous, la chapelle Mère Marie-Thérèse accueille de nombreuses célébrations. Donnée en bail emphytéotique au Centre scolaire Libre de Waremme, elle ne dépend d’aucune fabrique d’église et n’est pas financée par la commune. Ce sont donc les dons, le soutien et l’engagement des bénévoles, des paroissiens et du doyenné de Hesbaye qui permettent à la chapelle de rayonner encore aujourd’hui. Sans cette aide essentielle, les rénovations de l’édifice seraient impossibles à mener, le bâtiment serait condamné et, de ce fait, l’unité pastorale Jésus Bon Pasteur devrait déplorer la perte d’un écrin historique et spirituel cher à de nombreux paroissiens

Un édifice de plus de 150 ans

Construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, probablement entre 1868 et 1875, la chapelle Mère Marie-Thérèse serait l’un des plus anciens repères cultuels toujours conservés à l’heure actuelle à Waremme, puisque l’église Saint-Pierre n’a été fondée qu’entre 1879 et 1881.

Composée de murs de brique, de pilastres en tuffeau et de frises d’arceaux venant souligner la corniche, elle donne un exemple de la qualité architecturale de l’ensemble scolaire dont elle fait partie. La chapelle est en effet située au cœur de l’ancien Institut des Filles de la Croix fondé en 1866.

Elle est par ailleurs un des témoins manifestes de la présence des Filles de la Croix à Waremme. La congrégation, dont le nom de la fondatrice a été donné à la chapelle, a joué un rôle fondamental quant à l’éducation et à la formation des filles dans la région. Alors que l’enseignement secondaire officiel demeurait à l’époque généralement pensé pour les garçons, les Filles de la Croix se sont installées à Waremme dès 1866 avec l’ambition de fonder une école et un pensionnat pour filles. Un projet mené à bien, et ce, dès 1867. Elles ont en outre ouvert une école pour adultes en 1905 afin de permettre la formation des filles et des femmes tout au long de leur vie

Un nouveau toit pour la chapelle

La chapelle Mère Marie-Thérèse a connu plusieurs rénovations au cours de son histoire. En août 1944, de nombreux dégâts sont causés aux bâtiments de la congrégation et, notamment, à la chapelle. Deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, celle-ci est restaurée. Des travaux de peintures sont réalisés. Les vitraux et les verres détruits pendant la guerre sont remplacés, et un nouveau plancher est installé. En 1966, le chœur de la chapelle est modernisé. Quant au toit, il fait l’objet d’une réparation provisoire. En 2000, alors qu’elle avait fini par devenir un lieu de stockage, la chapelle retrouve sa vocation première et redevient un lieu de prière grâce à un groupe de paroissiens qui la réaménage.

Aujourd’hui, 10 ans après avoir célébré le 150e anniversaire de l’arrivée des Filles de la Croix à Waremme (2016), c’est le toit qui a besoin d’être rénové. Si le coût d’une telle rénovation est élevé (93 500 €), l’unité pastorale, les paroissiens, le doyenné et toutes les personnes qui œuvrent pour la chapelle cherchent des solutions afin de trouver des financements

Il ne s’agit pas seulement d’un toit à rénover. Il s’agit aussi et surtout d’un patrimoine à préserver. Il s’agit de permettre à un témoin de la vie régionale et paroissiale de continuer à traverser les siècles et à accueillir ceux qui souhaitent s’y recueillir. 

Sandra OTTE

dans la Newsletter du diocèse de Liège

Coordonnées pour un éventuel don :

Unité pastorale Jésus Bon Pasteur 

BE21 0682 4917 1203

Communication : « don toiture chapelle Mère Marie Thérèse »

Faire vivre et laisser mourir. Patrimoine vulnérable

Les élèves conservatrices et conservateurs du patrimoine organisent, le 1er juin, une journée d'étude sur le thème " Faire vivre ou laissez mourir. Patrimoines vulnérables".

Malgré la stabilité des pratiques conservatoires et un appareil réglementaire étoffé, les acteurs de la protection du patrimoine rencontrent de plus en plus la nécessité de réinventer certaines approches de protection et de conservation. La hausse des actes de malveillance, les contraintes matérielles et budgétaires, mais aussi l’apparition de nouveaux types de patrimoines incitent à renouveler avec lucidité la gestion des biens patrimoniaux menacés de disparaître. Celle-ci implique une introspection professionnelle parfois difficile mais aussi un recours à la créativité.

La journée d'étude abordera les risques et la vulnérabilité auxquels font face les professionnels de la conservation et les processus de disparition de biens culturels, qu'il soient subis ou accompagnés. Le programme est décliné en trois axes : prévention et sûreté des biens culturels ; problématiques et enjeux de sélection et conservation ; patrimoines fragiles et éphémères.
Voir le programme

Intervenants

Christophe BATARD est architecte en chef des Monuments historiques. Son intervention portera sur le devenir du hangar à dirigeables d’Ecausseville (Manche), classé au titre des Monuments historiques. Ce monument hors-norme, d’intérêt historique, impose une restauration coûteuse et difficile et la question de son usage demeure floue.

Caroline BIENCOURT est conservatrice des antiquités et objets d’art, conservatrice diocésaine au diocèse de Cambrai et responsable de la commission d’art sacré de Cambrai. Elle présentera son retour d’expérience sur
de multiples vols d’objets religieux. Son intervention abordera ainsi les actions mises en œuvre de lutte, de gestion médiatique, de procédure judiciaire et de réflexion ayant accompagné la gestion de cette problématique.

Christophe BOUREL LE GUILLOUX est conservateur régional des Monuments historiques de la DRAC Nouvelle-Aquitaine. Avec Pauline Lucas, ils aborderont le phare de la Coubre à La Tremblade (Charente-Maritime), inscrit au titre des Monuments historiques, actuellement menacé par la montée du niveau de la mer. Une déconstruction et une radiation du phare sont envisagées dans le cadre d’un processus de réflexion patrimonial plus large.

Benjamin CARCAUD est conservateur des Monuments historiques à la DRAC Pays-de-la-Loire. Son intervention portera sur les vitrines-trésors d’églises, dont la résistance et la valeur conservatoire assurent autant la valorisation que la sécurité des biens qu’elles abritent, dans un contexte de recrudescence des vols. Son intervention abordera plus largement la réflexion de l’État sur ce type de dispositifs.

Héloïse CONESA est conservatrice du patrimoine, chargée de la collection de photographie contemporaine au département des Estampes et de la Photographie de la BnF. Elle évoquera les enjeux de l'exposition Epreuves de la matière et les acquisitions photographiques de la BnF qui ont été présentées en lien avec la notion de vulnérabilité.

Hélène DE CARBONNIERES est chargée de protection à la conservation régionale des Monuments historiques de la DRAC Centre-Val de Loire. Elle abordera la question des radiations de monuments historiques.

Mathieu DUSSAUGE est conservateur en chef du patrimoine, conseiller pour les musées à la DRAC Nouvelle-Aquitaine. Il interviendra au sujet de la gestion des réserves de musées, confrontés à l’impératif d’acquisition, et pourra également aborder la question du déclassement.

Juliette GAULTIER est conservatrice du patrimoine et directrice des Archives départementales du Loiret. Elle sera invitée à évoquer la question du risque de négligence et de destruction d’archives, pièces patrimoniales non identifiées comme telles.

Vaidehi GLIBERT est conservatrice du patrimoine et responsable des biens archéologiques mobiliers au service régional de l’archéologie de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle évoquera la question de la conservation
sélective en archéologie et la question des biens « déclassés » et leur devenir.

Anne-Elise GUILBERT--TETART est conservatrice du patrimoine et adjointe de la cheffe du bureau de la politique des archives et des bibliothèques à la direction de la Mémoire, de la Culture et des Archives au ministère des Armées. Elle interviendra en tant que secrétaire d’Archivistes sans Frontières, France, pour évoquer les missions de cette association qui vient en aide aux institutions étrangères faisant face à des négligences administratives ou à une mauvaise gestion des risques qui mettent en péril la conservation des archives.

Marie FEREY est directrice du patrimoine de l’agglomération de Rodez. Elle interviendra au sujet de la révision du secteur patrimonial remarquable de l’agglomération de Rodez et abordera la méthode employée ainsi que la
réflexion sur la réglementation et les critères de protection.

Gildas ILLIEN est directeur délégué aux collections au Muséum national d’histoire naturelle. Il assurera la conférence inaugurale en évoquant les défis qu’il a rencontrés dans son parcours, jusqu’au vol des pépites d’or survenus en septembre 2025.

Pauline LUCAS est conservatrice des Monuments historiques à la conservation régionale des monuments historiques de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, site de Poitiers. Aux côtés de Christophe Bourel Le Guilloux, ils aborderont le phare dela Coubre à La Tremblade (Charente-Maritime), inscrit au titre des Monuments historiques, actuellement menacé par la montée du niveau de la mer. Une déconstruction et une radiation du phare sont envisagées dans le cadre d’un processus de réflexion patrimonial plus large.

Jasmine MORICE est chargée d’inventaire du patrimoine immobilier au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Avec Lívia PAREJA DEL CORSO, elles évoqueront la conservation du patrimoine cinématographique par l’exemple de l’inventaire des salles de cinéma de Seine-Saint-Denis, et aborderont la question
de la conservation des projecteurs argentiques et des savoir-faire associés.

Anne-Sophie MICLO est historienne de l’art spécialisée en art contemporain et actuel et enseignante-chercheuse à l’Université du Québec en Outaouais. Aux côtés de Zoë Renaudie, elles aborderont le thème de l’ « accept-decay », qui consiste en un changement de paradigme quant aux pratiques conservation-restauration de tolérance, voire de valorisation de la dégradation en tant que composante du devenir patrimonial d’une œuvre.

Lívia PAREJA DEL CORSO est chargée de projets patrimoine culturel immatériel au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Avec Jasmine MORICE, elles évoqueront la conservation du patrimoine cinématographique par l’exemple de l’inventaire des salles de cinéma de Seine-Saint-Denis, et aborderont la question
de la conservation des projecteurs argentiques et des savoir-faire associés.

Camille PAULHAN est historienne de l’art, critique d’art et enseignante à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Sa présentation portera sur l’opposition entre périssable et éphémère dans l’art des années 1960 et 1970 notamment par l’exemple de Dieter Roth.

Zoë RENAUDIE est doctorante en histoire de l’art et en muséologie à l’Université de Montréal où elle est également responsable du laboratoire d’histoire de l’art et de muséologie numérique, l’Ouvroir. Aux côtés d’Anne-Sophie Miclo, elle abordera le thème de l’« accept decay », qui consiste en un changement de paradigme quant aux pratiques conservation-restauration de tolérance, voire de valorisation de la dégradation en tant que composante du devenir patrimonial d’une œuvre.

Maud SIRON est directrice du musée du Hiéron à Paray-le-Monial. Elle sera sollicitée pour évoquer le vol survenu en 2024 dans son musée, ses conséquences, ainsi que l’anticipation des risques. Elle abordera donc la gestion de crise post-traumatique des équipes en appui avec la Mission de la sécurité, de la sûreté de l’audit au sein du ministère de la Culture, et de la Cellule d’urgence médico-psychologique.

Vladimir TYBIN est chef de service du Dépôt légal numérique de la BnF. Il interviendra au sujet des processus de conservation du patrimoine numérique.

Informations pratiques

La journée d'étude se déroulera de 9h-17h45, lundi 1er juin 2026, amphithéâtre Jacqueline Lichtenstein.

Inscription obligatoire

https://www.inp.fr/agenda/faire-vivre-laisser-mourir-patrimoines-vulnerables

Exposition - Aux Frênes à Warnach : l’art sacré aux couleurs de l’Arménie

Du 23 mai au 31 mai 2026, puis sur rendez-vous jusqu’au 7 juin, la communauté des Frênes à Warnach accueille la 11ᵉ édition de son exposition d’art sacré. Fidèle à son esprit d’ouverture et de contemplation, cette nouvelle édition s’ouvre cette année aux couleurs de l’Arménie, en invitant plusieurs artistes arméniens aux côtés de créateurs bien connus du lieu.

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CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux