Jusqu’à présent, le Centre interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux s’est employé à organiser une journée d’étude annuelle centrée sur une typologie précise d’objets ecclésiaux. Chaque édition mettait en lumière une typologie de mobilier spécifique, expliquant sa fonction liturgique et son sens symbolique, avant d'aborder les enjeux cruciaux de sa conservation. Après avoir exploré les textiles, l’orfèvrerie, les sculptures en bois, les vitraux, les peintures et le patrimoine funéraire, le CIPAR a désormais couvert les principales typologies d’objets des églises paroissiales.
Aujourd’hui, de nouveaux défis émergent. Ils imposent de faire évoluer ces rencontres vers des journées de réflexion plus globale.
Pour une série de raisons, il arrive de plus en plus fréquemment que du patrimoine mobilier religieux ne puisse plus être conservé dans l’édifice cultuel auquel il était attaché. On pense en particulier à la désaffectation d’une église, mais d’autres raisons existent également : mauvaises conditions de conservation et/ou de sécurité, mobilier surnuméraire, réaménagement pour usage partagé, etc. Les églises traversent donc des transformations majeures, ce qui modifie la gestion des biens mobiliers. Désaffectations, mauvaises conditions de conservation, mobilier surnuméraire et usages partagés modifient la gestion des biens.
Les acteurs concernés (les propriétaires – il s’agit souvent des communes -, les affectataires, l’administration régionale et communautaire, les acteurs locaux) sont souvent démunis face à cette situation, ne connaissant pas précisément leurs droits et devoirs, mais aussi ce qui doit et ce qui ne doit pas être fait avec ce patrimoine mobilier, ce qui peut et ce qui ne peut pas être fait, leurs responsabilités et les limites de leurs interventions. Les communes et les fabriques d'églises cherchent aujourd’hui des repères clairs.
L’objectif de cette journée d’étude est donc de rappeler à ces acteurs le statut du patrimoine mobilier affecté au culte, les règles de droit civil et de droit canon qui le régissent, le rôle que ce droit confère à chacun, les spécificités de ce patrimoine devant être prises en compte dans la réflexion quant à une nouvelle destination. Il s’agira aussi d’évoquer les destinations possibles et les démarches nécessaires dans la gestion de ces mouvements. En d’autres mots, cette journée souhaite offrir des clés juridiques, éthiques et pratiques.
Matinée : Cadre légal et sens symbolique
Après-midi : Solutions et retours d'expérience
Inscription obligatoire avant le 2 octobre 2026
CIPAR asbl – rue de l'Eché 1, 5000 Namur.
info@cipar.be ou +32 (0) 498 35 18 16
Participation aux frais 60 € (étudiants : 30 €) à verser sur le compte BE60 5230 8094 6070 du CIPAR, mention « journée d’étude avenir ». Le paiement valide l’inscription.
Une attestation sera délivrée.
Programme et infos pratiques bientôt en ligne sur www.cipar.be
Vinciane Groessens
La cathédrale Saint-Aubain de Namur est fermée depuis plusieurs mois et le restera encore un certain temps. Le Trésor de la cathédrale et Musée diocésain de Namur est tout de même accessible pour cette saison 2026, et propose une exposition-dossier consacrée à une pièce exceptionnelle : la croix-reliquaire de la Vraie Croix provenant de l’ancienne abbaye de Brogne (Saint-Gérard).
Après nos 3 beaux concerts ce printemps, nous avons le plaisir de vous annoncer l'organisation du deuxième festival Bel'Orgue.
Initié en 2016, le Festival de musique vocale Orferidis fête ses 10 ans, cet été. Ayant pour vocation d’amener, à des prix raisonnables, la musique et la culture classiques en milieu rural, il propose dorénavant quelques concerts dans cinq villages situés aux confins de la Haute-Meuse et de la Basse-Lesse. Avec l’art vocal comme fil conducteur, le festival propose une programmation diversifiée et accessible au plus grand nombre, y compris les jeunes. Chanteurs, comédiens et instrumentistes s’y partagent la scène le temps de deux week-ends événementiels.
Initié à Falmignoul en 2016, le Festival de musique vocale Orferidis fêtera sa onzième édition,
cet été. Il propose dorénavant six concerts dans cinq villages différents situés aux confins de
la Haute-Meuse et de la Basse-Lesse. La programmation se veut diversifiée et accessible au
plus grand nombre, y compris les jeunes : des concerts de musiques classiques mais également
des échappées vers la comédie musicale, les musiques du monde, le jazz, la chanson, la
variété... Des comédiens et récitants s’y associent parfois par le dialogue et l’illustration
poétique. Le festival offre ainsi un portrait complet de l’instrument polymorphe qu’est la voix.
Notre projet, depuis dix ans, a pour objet d’amener la musique et la culture classiques en
milieu rural, à prix raisonnables. Nous comblons ainsi, d'une part, un vide et, d'autre part,
nous répondons aux attentes des plus démunis et de ceux qui n'ont pas accès à des activités
réputées - à tort - élitistes. Rencontre, dialogue et convivialité, lors du verre de l’amitié offert
après le concert d’ouverture, permettent également de tisser des liens sociaux.
Cette année, forts de six expériences précédentes enrichissantes, nous avons organisé un
projet éducatif à long terme, incluant trois écoles situées dans les communes où Orferidis est
actif (Hastière-Lavaux, Hour et Thynes). Un intervenant a préparé, en classe, les enfants pour
un concert/ spectacle intitulé « Les Enfants chantent les Saisons » qui a eu lieu au mois d’avril.
Les enfants ont également pu se rendre à la Salle Philharmonique de Liège, à la rencontre
d’un orchestre symphonique, au mois de mars, pour le concert « Tour d’Orchestre à
Bicyclettes ».
Depuis 2022, un volet « Jeunes Talents » a été initié. Il s’agit de donner une première
opportunité de travail à des jeunes artistes qui sont en début de carrière. L’asbl Orferidis
organise régulièrement des stages de chant à Falmignoul, à destination des étudiants des
conservatoires et des futurs professionnels. Voilà une occasion de découvrir les talents de
demain et de les intégrer éventuellement dans notre programmation !
Il nous tient à cœur d’ouvrir des lieux non directement adaptés aux concerts (cinq églises
différentes) et de les faire vivre en accueillant des artistes régionaux, nationaux ou
internationaux qui nous font l’amitié de se produire chez nous. En plus de cette approche
accessible et familiale de la musique classique abordée de manière nouvelle, le public plus
lointain découvrira un territoire où promenades et escalade de rochers peuvent se combiner
avec visites de lieux emblématiques et gastronomie.
Nicolas Bauchau
Allier sport et découverte du patrimoine religieux ? Il s’agit là d’une curieuse combinaison qui pourtant, est tout à fait réalisable. En effet, lors de nos pérégrinations à travers la Wallonie, nous voyons des églises et des chapelles mais également des paysages, des routes et des sentiers qui pourraient être propices pour les cyclistes, randonneurs voire les trailers. Prêt(es) à découvrir le tout premier itinéraire sportif inspiré directement de nos propres « tournées des églises » ? Nous vous présentons notre parcours en…Gaume !
Selon divers récits, la statue de ND de Montaigu aurait été volée, perdue ou préservée des pillages (années 1792-96) ou encore abandonnée dans la forêt et récupérée par un prêtre.
Les recherches et études faites par l’asbl avec l’aide du CIPAR et l'IRPA confirment la datation (1550-1600) de la statue en bois sculptée à Malines et peinte à l’huile. D’autres études iconographiques témoignent du message du concile de Trente (clôturé en 1563) relatif à la représentation de la Vierge (style baroque flamand).
L’étude des pigments et couches successives laissant déceler des dorures anciennes, les accessoires d’origine précieux (sceptre, couronne et croix des croisés) certainement volés puis remplacés par des accessoires plus contemporains ainsi que la dimension de 67 cm sur socle de l’ange-chérubin (22,5 cm) confirment l’importante valeur de la statue, il y a plus de 425 ans.
En savoir plus ? Nous contacter ? Nous accompagner ? Devenir membre ou encore nous soutenir ?
Dominique Mommer - asbl « L’Abbaye de Villers en Brabant 2046 » AVB2046.be – info@avb2046.be
La prochaine activité de la collégiale de Soignies, intitulée « Soignies, Collégiale St Vincent et Musée du Chapitre » aura lieu le dimanche 14 juin 2026 à 14h00.
Traduit par Chapelle Notre-Dame de Montaigu (à l’abbaye) telle qu’on l’appelait jadis au 17e siècle.
À la fin du 16e siècle, éclatent les guerres de religion avec une vague réformiste protestante venant du Nord-Est ; des troubles sont nombreux dans nos Provinces-Unies entre d’une part, les catholiques (Pays-Bas espagnols) et d’autre part, les protestants (Hollandais orangistes).
À Montaigu (Scherpenheuvel), existait un grand chêne dont les branches formaient une sorte de croix au sommet d’une colline, lieu de pèlerinage important à l’époque suite au placement d’une statuette de la Vierge dans l’arbre, ce qui incita nos gouvernants Albert et Isabelle à faire un pèlerinage en l’an 1603 en priant Marie de les protéger et sauvegarder Bois-Le-Duc (‘s-Hertogenbosch) dans la sphère catholique, ville appelée « Vierge du Brabant » et jugée imprenable (demande exhaussée jusqu’à sa prise par les protestants en 1629).
L’évêque d’Anvers, Jean Le Mire offre, en 1608, à son ami Robert Henrion, abbé de Villers (1587-1620), « la belle image de Notre-Dame de Montaigu » (petite statue polychrome en bois) pour honorer l’abbaye de Villers et la protéger des incursions réformistes.
La Vierge est priée dans la chapelle de l’abbé en l’église abbatiale jusqu’à ce que l’abbé décide de lui dédier sa propre chapelle dans l’enceinte abbatiale; le lieu choisi se devant être le plus important et le plus sacré (partie la plus haute et la plus à l’Est sur les tombes de bienheureux) ; la chapelle est consacrée en 1616 par l’évêque de Namur ; l’abbé, depuis sa chambre et à chaque lever de soleil, pouvait prier la Vierge en voyant la chapelle.
La forme octogonale de la chapelle exprime le monde parfait créé par Dieu en 7 jours auquel s’ajoute un huitième et ultime jour (résurrection du Christ).
Une bonne vingtaine de furent attestés (et actés devant notaires) à la chapelle dès 1616 et jusque 1619. Elle devint rapidement un lieu de pèlerinage reconnu dans tout le Brabant et au-delà.
Selon divers récits, la statue de ND de Montaigu aurait été volée, perdue ou préservée des pillages (années 1792-96) ou encore abandonnée dans la forêt et récupérée par un prêtre.
Statue de la Vierge existante dans l’église ND de la Visitation à Villers(1) ; les recherches et études faites par l’asbl avec l’aide du CIPAR, BALaT KIK-IRPA confirment la datation (1550-1600) de la statue en bois sculptée à Malines et peinte à l’huile ; d’autres études iconographiques témoignent du message du concile de Trente (clôturé en 1563) relatif à la représentation de la Vierge (style baroque flamand).
L’étude des pigments et couches successives laissant déceler des dorures anciennes, les accessoires d’origine précieux (sceptre, couronne et croix des croisés) certainement volés puis remplacés par des accessoires plus contemporains ainsi que la dimension de 67 cm sur socle de l’ange-chérubin (22,5 cm) confirment l’importante valeur de la statue, il y a plus de 425 ans.
L’asbl AVB2046, ne croyant pas trop aux coïncidences, pense que cette Vierge est bien celle offerte par l’évêque d’Anvers en 1608 à Villers ; nous encouragerons, comme d’autres, la restauration de la chapelle telle qu’elle était programmée avant-guerre.
La chapelle redeviendrait le « phare » de l’abbaye avec un point de vue époustouflant !
Notre prochain article sera consacré à la prestigieuse « perspective monumentale » voulue par l’abbé Hache !
En savoir plus ? Nous contacter ? Nous accompagner ? Devenir membre ou encore nous soutenir ?
Dominique Mommer - asbl « L’Abbaye de Villers en Brabant 2046 » AVB2046.be – info@avb2046.be
Sources : abb de Villers, M Strodiot, IA, Cipar, Coomans, BALaT KIK-IRPA, British Museum, Boulmont, Henrivaux
Dominique Mommer