Un inventaire oui, mais après?

Bénévole mesurant un ostensoir

Les fabriciens de Saint-Vaast se sont lancés dans leur inventaire : retour sur ce témoignage.

Il y a quelques mois, une fabrique du Hainaut s’est mise en route pour son inventaire du patrimoine mobilier de l’église. Cette expérience leur a permis de mieux comprendre le patrimoine dont ils ont la charge et de leur ouvrir des pistes de mises en valeur et de conservation. À part l’inventaire de l’IRPA, la fabrique ne disposait d’aucun inventaire actualisé, que ce soit dans les archives de la fabrique ou accessible directement dans la sacristie. L’impulsion de départ a donc été de faire un état de la question patrimoniale, à l’arrivée notamment de nouveaux fabriciens.

Pour se mettre au travail, rien de plus simple ! « C’est sur base des fiches de l’IRPA, que nous avons tout d’abord cherché les objets du patrimoine et les avons photographiés. Ensuite, installés dans la sacristie, tous les objets liturgiques, linges et ornements qui n’étaient pas sur la liste ont aussi été répertoriés et photographiés » précise Guy Laruelle, le sacristain qui s’est occupé du travail d’inventaire avec les équipes bénévoles de l’évêché. Grâce au Guide de démarrage rapide du CIPAR, le travail a pu rapidement s’organiser : « Les outils fournis par les évêchés ont permis de mettre en place une méthode de travail claire et efficace », poursuit-il. Les besoins deviennent une évidence pour une bonne gestion de ce patrimoine parfois redécouvert : « Dans un premier temps, il serait intéressant d’avoir une armoire sécurisée pour y placer les objets de valeur ». Du côté de la fabrique, l’exploitation de cet inventaire pour améliorer la gestion du patrimoine est déjà à l’ordre du jour : « Maintenant qu’il y a un document à jour, je proposerai en prochain conseil de FE qu’un membre s’occupe de cette charge et fasse un rapport annuel au Conseil. Cela permettra aussi de suivre l’état du patrimoine et programmer des restaurations. Des investissements pour la sécurisation du patrimoine lui permettant une visibilité dans l’église seront également prévus. L’objectif est que le patrimoine puisse être valorisé directement dans notre église ». La plus grande difficulté reste de retrouver les objets repris dans l’inventaire de l’IRPA et dont certains ont été dispersés ou ont disparu. Parallèlement, le sacristain précise que « l’inventaire apporte des découvertes positives, telles que des objets ou linges liturgiques retrouvés dans les armoires, dont on avait oublié l’existence. Même si j’avais une bonne connaissance des objets de valeur de l’église de Saint-Vaast à Saint-Vaast, l’inventaire tel que dorénavant réalisé, permet d’avoir une bonne vision globale, tout a été répertorié ».

L’avantage de s’occuper de son inventaire permet évidemment d’avoir une plus grande conscience du patrimoine existant et de son état de conservation. L’inventaire est un outil fondamental pour conserver, sécuriser, mettre en valeur et faire vivre son patrimoine.

Déborah Lo Mauro