Textiles

LES TYPES DE TEXTILES CONSERVES DANS LES EGLISES

Quatre grands types de textiles sont conservés dans les églises paroissiales :

  • Les vêtements liturgiques (chape, chasuble, dalmatique, aube, surplis, étole, voile huméral, manipule, etc.) ;
  • Les étoffes liturgiques (nappe d’autel, tapis d’autel, devant d’autel, nappe de communion, bourse, corporal, voile de calice, voile de ciboire, manuterge, purificatoire, etc.);
  • Les bannières de procession ;
  • Les costumes de statues habillées.

De tous les objets conservés dans les églises, les textiles sont les plus fragiles et les plus sensibles aux mauvaises conditions de conservation.

 

 

Sources d’altérations 
Voici les sources d’altérations principales auxquelles sont exposés les textiles :

  • Les processus naturels de vieillissement ;
  • L’environnement (variations d’humidité relative et de température) ;
  • Les sinistres (dégâts des eaux et incendies) ;
  • La lumière ;
  • Les agents biologiques (les forces physiques) ;
  • Les forces physiques (termes employés par l’IRPA) ;
  • L’oubli de la fonction.

      

QUE FAIRE POUR UNE BONNE CONSERVATION ?

Connaître les textiles 

  • Établir un inventaire descriptif, illustré de photos de qualité et renseignant les données indispensables (appellation, dimensions, localisation, état de conservation, catégorie) ;
  • Distinguer les textiles encore utilisés de ceux qui ne le sont plus. Généralement, les textiles antérieurs au XIXe siècle sont, plus fragiles et susceptibles d’avoir une plus grande valeur patrimoniale ;
  • Identifier quels textiles doivent être mis à plat(généralement, les plus anciens) et lesquels peuvent être suspendus sur cintre.

Manipuler avec soin 

  • Se laver les mains et retirer les bijoux (bagues, bracelets) préalablement ;
  • Prendre les textiles à deux mains et essayer de les supporter sur toute leur surface ;
  • Soutenir les zones fragiles (encolure et épaules des vêtements) ;
  • Préparer préalablement une surface plane suffisamment grande pour poser les pièces à plat ;
  • Les pièces de grande dimension (devant d’autel, voile funéraire) doivent être portées par deux personnes.

Ranger avec soin, dans un environnement sain et sécurisé 

  • Chapes sur cintresÉviter de conserver les textiles dans un local à risques (eau, feu, vol, vandalisme, infestations, etc.) ;
  • Conserver les textiles dans un espace où la température et l’humidité sont stables (idéalement entre 45 et 65 % d’HR) (les pièces trop humides, mal isolées sont à éviter au même titre que les sources de chaleur tels les chaufferies, lampes chauffantes, etc.) ;
  • Stocker les pièces dans des meubles de rangement sains et propres pour mettre autant que possible les textiles à l’abri de la poussière et de la lumière ;
  • Dans les meubles en bois, déposer un carton ou un papier non acide dans le fond des tiroirs (pour éviter le transfert de l’acidité du bois) ;
  • Mettre les pièces anciennes à plat (vêtements, bannières, nappes, etc.) et les séparer par du papier non acide ou un tissu blanc ou écru en coton (par exemple, un drap). Éviter l’utilisation de cartons et de papiers colorés et/ou imprimés ;
  • Utiliser, pour les vêtements plus récents, des cintres en plastique ou en bois qui épousent l’angle de l’épaulement. Rembourrer au besoin les cintres ;
  • Ne pas jeter ni trier les textiles sans avis préalable des services diocésains du patrimoine.

Entretenir et surveiller 

  • Vérifier régulièrement les textiles et l’intérieur des meubles pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’insectes (mites, poissons d’argent), de moisissures, d’animaux (rongeurs, oiseaux) et d’humidité excessive (au moins une fois par an) ;
  • Nettoyer régulièrement le local et les meubles où sont conservés les textiles ;
  • Aérer et assécher les textiles s’ils sont humides ;
  • Ne pas utiliser de produits nocifs (les insecticides et répulsifs commerciaux comme les boules ou les bandes antimites ; les produits désodorisants).

                                          Traitement de textile avec aspirateur spécialisé         

Nettoyer et réparer 

  • Ne jamais nettoyer ni réparer les textiles anciens. Il faut pour cela faire appel à un conservateur-restaurateur spécialisé ;
  • Les textiles contemporains et fonctionnels peuvent être nettoyés en cas de nécessité et si leur état de conservation le permet. Les tissus blancs (nappes d’autels, linges liturgiques) peuvent être nettoyés à l’eau et au savon. Les autres textiles colorés et/ou brodés et/ou comportant des détails (sequins, fils métalliques, etc.) doivent d’abord être observés attentivement pour savoir si éventuellement, un nettoyage à sec (uniquement à l’aide d’un pinceau ou d’un aspirateur portable spécifique pour musée) est possible.

INFORMATIONS PRATIQUES

Le CIPAR et les services diocésains du patrimoine donnent aide et conseils pour l’identification, la conservation, l’entretien et l’exposition des textiles.