Retour en images sur la 3e journée d’étude du CIPAR sur la statuaire en bois

Journée d'étude du CIPAR_orateurs

Le samedi 19 octobre 2019 dernier, le CIPAR a organisé sa troisième journée annuelle portant cette fois-ci sur la statuaire en bois. Nous vous proposons de revenir en image sur les temps forts de cette journée.

Introduction par Mgr WarinLe coup d’envoi de la journée a été lancé par Monseigneur Warin, évêque de Namur. Sous la présidence de Philippe Joris (CIPAR), la matinée a débuté par l’intervention de Christian Pacco (CIPAR) portant sur l’origine des statues dévotionnelles dans le christianisme occidental. Lise Constant (UCLouvain) a abordé la question des statues de la Vierge miraculeuse. Ce sujet a été suivi d’échanges enrichissants avec les participants. Ensuite, Philippe Goffinet (Pèlerinages namurois) nous a éclairé au sujet d’un renouveau que connaît la piété populaire à travers le thème de l’apparition de la Vierge Marie à Lourdes. Enfin, des statues recyclées et transformées ont été au cœur de l’intervention de Michel Lefftz (UNamur), qui a montré que bon nombre d’objets ont changé d’identité pour répondre à de nouveaux besoins.

Un auditoire completAprès avoir repris des forces durant une pause déjeuner très conviviale, la journée s’est poursuivie par un après-midi présidé par Laurent Temmerman (CIPAR) et consacré à des aspects plus pratiques de conservation des objets. Déborah Lo Mauro (CIPAR) et Hélène Cambier (CIPAR) ont mis en lumière des questions de conservation préventive relatives aux statues menées en procession en Wallonie : de la préparation des processions à la remise en place des statues dans leur lieu de conservation. Leur propos s’est basé sur le sondage lancé par le CIPAR auprès des fabriques. La présentation cruciale d’Emmanuelle Mercier (IRPA) a porté sur la polychromie des statues ainsi que les sources principales d’altération du bois. Hélène Cambier a repris le relais en présentant le traitement par anoxie des œuvres infestées par les vers xylophages (mangeurs de bois), illustré par une vidéo qui dévoile le vaste chantier de traitement par anoxie de la collection d’objets en bois du Musée diocésain de Namur. La présentation sur la sécurité et la valorisation des statues dans les églises, assurée par Maura Moriaux (CIPAR) a eu pour objectif de fournir des conseils efficaces et peu coûteux pour protéger le patrimoine en bois. La journée s’est clôturée par la conclusion de l’abbé André Haquin (CIPAR, UCLouvain), qui est revenu sur l’importance d’une bonne gestion du patrimoine et d’un travail collaboratif pour assurer la préservation de ces objets religieux.

À la suite de cette nouvelle activité du CIPAR, le bilan a été positif : le public présent était varié (fabriciens, membres du clergé, étudiants, historiens et historiens de l’art, restaurateurs-conservateurs et artisans du bois, amateurs du patrimoine) et les problématiques abordées ont donné suite à des débats constructifs qui ouvrent la voie à de nouvelles pistes de réflexion. La thématique de la statuaire, qui occupera le CIPAR dans les prochains mois, est bel et bien lancée et pourra permettre la concrétisation de projets qui seront prochainement divulgués…
Après les textiles, l’orfèvrerie et la statuaire en bois, quelle sera la nouvelle thématique abordée par le CIPAR ? La suite nous le dira…

Débat de la matinée  Modérateur  Deuxième débat de la matinée

Tous les résumés des interventions sont disponibles en cliquant ici..

Envie de (re)voir la vidéo portant sur le traitement par anoxie présenté durant cette journée ? Vous pouvez la visualiser ici.

De plus amples informations sont également disponibles sur le site du Musée Diocésain de Namur.

Maura Moriaux