La basilique de Tongre-Notre-Dame fêtera sa Vierge dans quelques jours

Vierge à l'Enfant de Tongre-Notre-Dame

Ce 1er et 2 février prochain aura lieu à la basilique de Tongre-Notre-Dame des célébrations en l’honneur de la Vierge, vénérée sur ce site à travers une sedes du 11e siècle.

Vierge à l'Enfant de Tongre-Notre-DameDatée de 1091-1110, la statue de Vierge à l’Enfant trônant est vénérée depuis des centaines d’années à Tongre-Notre-Dame. L’histoire raconte que dans la nuit du 1er février 1081, une image miraculeuse de la Vierge apparut dans les cieux. Déposée par terre, elle fut transportée dans l’église paroissiale pour y être placée sur l’autel. Mais en vain, elle reprit miraculeusement sa place à plusieurs reprises dans le jardin où elle avait été découverte ! On débuta alors la construction d’un centre dédié à la Vierge, et le lieu de pèlerinage à Notre-Dame de Tongre vit le jour.
Ce récit miraculeux lié à cette sedes n’est pas le seul fait exceptionnel de cette œuvre. Elle est actuellement la seule sedes de la région Wallonne encore conservée dans son lieu de pèlerinage d’origine. Restaurée en 1968, elle a pu retrouver son état antérieur, ayant été mutilée pour être habillée. Une polychromie romane a notamment pu être remise en avant. Incontestablement, cette sedes occupe une place d’importance dans l’histoire de l’art, mais également dans le culte. Une procédure de classement de trésor de la fédération Wallonie-Bruxelles est d’ailleurs en cours pour cette œuvre majeure, qui restera bien évidemment dévolue à sa fonction cultuelle.

Voici le programme des célébrations mariales présidées par Monseigneur Harpigny :

Samedi 1er février 2020
– 20h : Vêpres animées par les Sœurs Salésiennes
de la Visitation
– 20h30 : Repas convivial
– 22h : Au départ de l’église de Ladeuze, marche
vers la Basilique. Accueil au Centre Marial
– 22h : Sacrement de la réconciliation
– 23h : Evocation de l’arrivée de la statue
Bénédiction des cierges et procession
– 00h00 : Messe Solennelle de Minuit présidée par Monseigneur Harpigny, évêque de Tournai

Dimanche 2 février 2020
– 10h : Messe de la Chandeleur
présidée par Monseigneur Harpigny
– 16h : Chapelet
– 16h30 : Messe des pèlerins et retour de Notre-Dame à son autel

Plus d’informations sur la centre marial : http://tongre-notre-dame.be/

Notre-Dame de Tongre nous présente son Fils

« Le jour de la chandeleur, Marie s’est présentée au temple de Jérusalem avec Jésus dans ses bras ; c’est l’attitude de Notre-Dame de Tongre. Elle nous invite à contempler son Fils et à reconnaître en Lui, comme le fit Siméon, non seulement le Messie, le Libérateur, mais aussi la Lumière pour éclairer les nations.
Lumière de Dieu, Jésus nous fait connaître qui est le Créateur du monde : une communauté de Trois Personnes dont l’essentiel de la vie consiste à se donner pour faire le bonheur des autres… avec un amour fait de patience, de pardon, de liberté, d’initiative. Il nous assure que nous sommes faits pour vivre pour toujours avec Dieu… même notre corps ressuscitera.
Lumière de Vie, Jésus nous apprend que la réussite d’une vie n’est ni dans le look, le plaisir, l’argent, mais dans la capacité d’aimer, de donner de soi pour rendre les autres heureux en profondeur. « Si le grain de blé ne meure, il ne porte pas de
fruit… ».
Lumière des hommes, Jésus nous apporte un éclairage en profondeur sur le monde dans lequel nous vivons. La matière est limitée ; les biens que nous possédons, comme nos talents d’ailleurs, sont des richesses à partager pour pouvoir y vivre avec plus de justice et de bonheur. « Heureux ceux qui ont, faim et soif de justice… ».
Découverte dans un jardin et non point dans une église, Notre-Dame de Tongre nous invite à porter et à vivre de la lumière de Jésus dans notre vie de chaque jour. C’est ainsi que sa Lumière rayonnera et que les nations seront éclairées.
Vénérée depuis des siècles comme une Mère pleine d’affection et de miséricorde la « Vierge » de Tongre reçoit la visite de nombreux prêtres soucieux de leurs vocations et des vocations, mais bien plus celle des familles blessées dans leurs relations, inquiètes de leur avenir ou de celui de leurs enfants, marquées par la souffrance et la maladie. Que de démarches et d’ex-voto nous ont traduit la reconnaissance de ceux qui ne l’ont pas invoquée en vain. »

Eugène Massinon, diacre permanant