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Le 8 mai : quand les églises commémorent la guerre 40-45

Publié le 07/05/2026

81 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), plusieurs pays se mobilisent pour commémorer les batailles qui ont fait rage ainsi que pour honorer la mémoire des disparus. Cette commémoration est également perceptible dans les églises, mais sous quelles formes ?

La Seconde Guerre mondiale a profondément marqué notre pays, laissant derrière elle des cicatrices visibles dans la mémoire collective et des traces dans le paysage. Elles peuvent également se traduire en représentations illustrées dans des lieux plus singuliers : les églises. Espaces de recueillement et de transmission, certaines d’entre elles abritent en effet un patrimoine où se mêlent foi, mémoire et histoire.

À travers des vitraux, des monuments aux morts, des plaques gravées ou encore des objets liturgiques façonnés à partir de vestiges militaires — tels que des vases réalisés à partir d’obus — nos églises témoignent d’une volonté profonde de ne pas oublier. Chaque pièce raconte une histoire : celle d’une communauté touchée par la guerre, d’individus engagés ou disparus, de villageois déportés. Elle témoigne d’un besoin de donner sens à l’épreuve.

Photos 1 à 4 : vitraux commémoratifs

Mettre en lumière ces éléments, souvent méconnus ou regardés sans être véritablement observés, permet de redécouvrir les églises wallonnes sous un autre angle, plus mémoriel voire plus personnel dans la mesure où certaines œuvres représentent ou citent un prêtre ou des paroissiens disparus il y a moins d’un siècle. Ces objets ne sont pas de simples témoins du passé ; ils sont des médiateurs entre les générations, des supports de mémoire vivante qui invitent à la réflexion sur les conflits, leurs conséquences et la nécessité du souvenir. Cette réflexion fait d’autant plus écho à notre contexte actuel incertain et marqué par de nouveaux conflits.

Photo 5 : « kit » comprenant le nécessaire pour célébrer les offices lors de déplacements durant la guerre (Photo © Léonie Dechamps)

Photos 6 et 7 : plaque commémorative intégrée dans la maçonnerie extérieure et couronne commémorant le massacre à Hody

Dans la mesure où les témoins directs de la guerre 40-45 disparaissent peu à peu, la (re)découverte et la valorisation de ce patrimoine s’avère essentielle. Elle participe non seulement à la préservation de l’histoire locale, mais aussi à la transmission d’un héritage commun.

 

Photo 8 : monument commémorati
Photo 9 : recyclage d’obus, transformés en vases

 

Du patrimoine commémoratif près de chez vous ?

Si vous êtes fabricien et/ou passionné de patrimoine et que vous avez connaissance de biens conservés dans votre église en lien avec la commémoration de la guerre 40-45, n’hésitez pas à nous partager vos anecdotes, photos et autre documentation en nous contactant à info@cipar.be. Celles-ci pourraient être partagées dans nos prochains articles en lien avec ce type de patrimoine spécifique.

Maura Moriaux

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