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INVENTORIER

Tout gestionnaire d’une église est responsable d’un patrimoine souvent séculaire et qui représente une valeur. Afin de bien s’en occuper, il est important de bien connaître cette collection, où se trouvent les objets et quels est leur aspect.

Pour vous aider, le CIPAR vous propose différents outils

Vous souhaitez commander un exemplaire du manuel pratique en version papier, cliquez ici pour plus de renseignements.

Pour toutes questions relatives à l’inventaire (travail de terrain et logiciel informatique), n’hésitez pas à contacter Maura Moriaux.

Qu’est-ce que l’inventaire ?

Personnes-relais au travailUn inventaire dressé et bien mis à jour constitue une des missions des fabriciens.

Une base de départ indispensable : l’inventaire de l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA) .

Il s’agit d’un outil de gestion du mobilier mis à disposition à tous les gestionnaire des biens d’églises dans sa démarche de gestion du patrimoine mobilier. Par ailleurs, le CIPAR a choisi d’inviter les fabriciens à participer à cette mission de grande ampleur puisqu’ils sont les premiers concernés. L’inventaire informatisé n’est accessible qu’aux administrateurs CIPAR et aux fabriciens.

Pourquoi dresser un inventaire du patrimoine mobilier dans les églises ?

Rédiger un inventaire dépasse l’obligation légale. Un enregistrement soigné est la garantie d’une gestion responsable du patrimoine. C’est une fonction indispensable pour :

  • développer un plan de gestion à long terme ;
  • contracter des assurances ;
  • programmer des restaurations ;
  • demander des indemnisations en cas de sinistres (dégâts des eaux, incendies, etc.) ;
  • constater les dégâts en cas d’incendie ou de vandalisme ;
  • envisager éventuellement une restauration ;
  • prouver, en cas de vol, que l’objet était bien dans l’église au moment des faits. Aussi, les bonnes photographies récentes et une description sont essentiels pour permettre le signalement d’objets volés à la police ;
  • contrôler les déplacements d’objets. Par exemple, lors de prêts pour des expositions ;
  • l’organisation d’une exposition ;
  • la participation à des activités ouvertes au public, par exemple lors des Journées du Patrimoine ;
  • la rédaction de publication, par exemple, une brochure pour les visiteurs.

Pour les aspects réglementaires, cliquez ici !

Comment réaliser un inventaire? 

En pratique, la réalisation de l’inventaire s’effectue en deux temps. Il y a d’abord un travail de terrain durant lequel chaque objet est observé, photographié et décrit. Les données récoltées sont à inscrire sur les fiches support papier de l’inventaires (téléchargeables). Il s’agit de la manière la plus simple de procéder. Ensuite, la deuxième étape consiste en l’encodage informatique de toutes ces informations dans la base de données Collective Access.

L’IRPA a réalisé entre 1975 et 1990 un vaste inventaire photographique du patrimoine mobilier dans les églises paroissiales de Belgique. Il s’agit d’un travail considérable (200.000 photos). Il constitue une base de départ indispensable à la réalisation des inventaires paroissiaux.

Les avantages à l’informatisation sont évidents :

  • Enregistrer dans une banque informatique favorise l’uniformité. L’utilisation de listes standardisées de termes est fortement conseillée ;
  • Grâce à cette uniformisation, les données deviennent échangeables et comparables. Les services diocésains peuvent avoir une vision globale du patrimoine des fabriques ;
  • L’informatisation représente une valeur ajoutée importante pour la recherche scientifique. L’information est plus abordable et la mise en lien est facilitée ;
  • L’ouverture à un large public, par des expositions en ligne par exemple, est simplifiée. La connaissance et l’appréciation du patrimoine vont de pair ;
  • Une plus grande connaissance et visibilité du patrimoine augmentent aussi l’intérêt de la société pour ce patrimoine particulièrement vulnérable.

La base de données d’inventaire est destinée aux gestionnaires de mobilier religieux d’églises : les fabriciens. Pour y avoir accès, il suffit de demander la création d’un compte au responsable patrimoine de votre diocèse. Pour cela, consultez les contacts.

Qu’est ce qu’un inventaire validé ? 

Ostensoir soleilIl s’agit d’un processus pour passer en revue de manière approfondie des inventaires complètement terminés. Concrètement, les fabriques envoient au CIPAR une demande de validation dès que leur(s) inventaire(s) est/sont intégralement encodé(s) dans la base de données informatisée interdiocésaine. Cette étape importante, qui garantit la qualité de l’inventaire, permet de repérer les éventuelles données manquantes et les erreurs d’encodage mais aussi (voire surtout) d’identifier :

  • les objets non existants et si possible, les causes de leur disparition ;
  • les objets placés en dépôt dans des institutions muséales et/ou dans d’autres églises ;
  • les objets dont l’état de conservation est problématique.

Le CIPAR compile alors toutes les observations, les questions, les suggestions de correction et les points de contacts utiles dans un rapport à destination de la fabrique. Au cours du processus, le CIPAR et les services diocésains du patrimoine proposent aussi des visites sur le terrain pour aborder en cas de besoin des problématiques spécifiques en matière de conservation de biens et/ou discuter de projets de valorisation.

Pour être validé, l’inventaire descriptif doit être exhaustif, complet, illustré et correspondre à la réalité du terrain au moment où les données sont intégrées dans la base de données :

  • tous les objets encodés dans la base doivent être correctement identifiés ;
  • les fiches de l‘IRPA (anciennes fiches réalisées par l’Institut Royal du Patrimoine artistique entre les années 60 et 90) doivent être actualisées et illustrées par des photos récentes ;
  • les fiches des objets qui n’avaient encore jamais été répertoriés doivent être complétées avec soin et précision ;
  • chaque fiche doit mentionner au moins les données suivantes : appellation, dimensions, localisation, état de conservation, date du constat d’état, nom de l’auteur de la fiche ;
  • les photos illustrant les fiches doivent être récentes et nettes.

Cette validation n’est qu’une étape dans le processus d’inventaire. Car, même après validation, un inventaire doit continuellement être mis à jour (idéalement, chaque année). L’état de conservation des objets peut évoluer au même titre que leur localisation, d’où l’importance de préciser si un changement a été constaté. Les nouvelles acquisitions doivent aussi être intégrées au fur et à mesure dans l’inventaire.

Pour consulter la liste des inventaires validées d'églises paroissiales de Wallonie, cliquez ici!

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