Les gisants de cire : une typologie remarquable
Le CIPAR, en collaboration avec le service patrimoine du diocèse de Namur, a accueilli durant deux mois une nouvelle stagiaire à plein temps, Louise Reginster. Par cet article, Louise vous présente le travail fourni pendant cette période au sein du CIPAR et du Service Patrimoine du Diocèse de Namur.
Dans le cadre de mon master en expertise et gestion du patrimoine mobilier (organisé par l’UNamur en collaboration avec l’UCLouvain), j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage de deux mois au CIPAR et au Service Patrimoine du Diocèse de Namur. Passionnée par le patrimoine religieux, ce stage était pour moi une évidence : il me permettait de découvrir le travail du Musée diocésain de Namur et du CIPAR, tout en contribuant à des projets concrets. Cette expérience a été extrêmement enrichissante pour ma formation et mon travail, me permettant d’acquérir des compétences pratiques et une meilleure compréhension des enjeux de la conservation du patrimoine.

Mon stage a débuté par l’inventorisation des figures de cire du Musée diocésain. L’objectif ? Comprendre ces objets et leur contexte de production. Parallèlement, le CIPAR m’a proposé de travailler sur une autre typologie présente dans les églises paroissiales : les gisants de cire. Ce sujet a rapidement retenu mon attention, au point de devenir le sujet de mon travail de fin d’études.
Pour mener à bien cette mission, j’ai d’abord réalisé un travail d’identification et de localisation des gisants en Wallonie. Ensuite, j’ai analysé leur état de conservation pour comprendre les altérations auxquelles ces œuvres, composées de matériaux mixtes (cire, textile, verre, bois, métal, cheveux, ossements, etc.), sont exposées. Mon objectif était de proposer des solutions utiles et concrètes pour leur préservation.
Dans la continuité des fiches techniques déjà proposées par le CIPAR (sur la conservation des sculptures, textiles, orfèvrerie, peintures et vitraux), j’ai réalisé une fiche destinée aux fabriciens sur la typologie que j’ai étudiée. Celle-ci propose une méthode d’observation des gisants en cire et des conseils pratiques pour leur conservation. L’enjeu était de taille : adapter ces recommandations aux réalités des fabriques d’églises, où les moyens humains et financiers sont souvent limités.
Je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe du CIPAR et du Service Patrimoine du Diocèse de Namur pour leur accueil bienveillant et la confiance qu’ils m’ont accordée tout au long de ce stage. Cette collaboration m’a beaucoup apporté, tant sur le plan professionnel que personnel.
Louise Reginster