Le CIPAR organise chaque année une journée d’étude à destination d'un public varié : gestionnaires de mobilier religieux (fabriciens), spécialistes en patrimoine et toute personne intéressée par le patrimoine. Ces colloques font partie d'une réflexion annuelle portant sur des thématiques variées. En parallèle, des recommandations en matière de conservation sont rassemblées dans une brochure et cela aboutit à la mise en place d’une exposition itinérante qui voyage dans les différents diocèses. De l'histoire de l'art, des récentes recherches scientifiques, des mesures de conservation préventive et des questions de réflexions théologiques sont autant de thématiques abordées.
Vendredi 9 octobre 2026 : Quel avenir pour le patrimoine religieux mobilier ? Quand l’église ferme ses portes
Jusqu’à présent, le Centre interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux s’est employé à organiser une journée d’étude annuelle centrée sur une typologie précise d’objets ecclésiaux. Chaque édition mettait en lumière une typologie de mobilier spécifique, expliquant sa fonction liturgique et son sens symbolique, avant d'aborder les enjeux cruciaux de sa conservation. Après avoir exploré les textiles, l’orfèvrerie, les sculptures en bois, les vitraux, les peintures et le patrimoine funéraire, le CIPAR a désormais couvert les principales typologies d’objets des églises paroissiales.
Aujourd’hui, de nouveaux défis émergent. Ils imposent de faire évoluer ces rencontres vers des journées de réflexion plus globale.
Un patrimoine face aux mutations locales
Pour une série de raisons, il arrive de plus en plus fréquemment que du patrimoine mobilier religieux ne puisse plus être conservé dans l’édifice cultuel auquel il était attaché. On pense en particulier à la désaffectation d’une église, mais d’autres raisons existent également : mauvaises conditions de conservation et/ou de sécurité, mobilier surnuméraire, réaménagement pour usage partagé, etc. Les églises traversent donc des transformations majeures, ce qui modifie la gestion des biens mobiliers. Désaffectations, mauvaises conditions de conservation, mobilier surnuméraire et usages partagés modifient la gestion des biens.
Les acteurs concernés (les propriétaires – il s’agit souvent des communes -, les affectataires, l’administration régionale et communautaire, les acteurs locaux) sont souvent démunis face à cette situation, ne connaissant pas précisément leurs droits et devoirs, mais aussi ce qui doit et ce qui ne doit pas être fait avec ce patrimoine mobilier, ce qui peut et ce qui ne peut pas être fait, leurs responsabilités et les limites de leurs interventions. Les communes et les fabriques d'églises cherchent aujourd’hui des repères clairs.
L’objectif de cette journée d’étude est donc de rappeler à ces acteurs le statut du patrimoine mobilier affecté au culte, les règles de droit civil et de droit canon qui le régissent, le rôle que ce droit confère à chacun, les spécificités de ce patrimoine devant être prises en compte dans la réflexion quant à une nouvelle destination. Il s’agira aussi d’évoquer les destinations possibles et les démarches nécessaires dans la gestion de ces mouvements. En d’autres mots, cette journée souhaite offrir des clés juridiques, éthiques et pratiques.
Le programme de la journée (titres provisoires) :
Matinée : Cadre légal et sens symbolique
- 09h00 | Accueil : rencontre des participants autour d’un café
- 09h30 | Introduction de la problématique par le CIPAR
- 09h50 | Statut du patrimoine mobilier affecté au culte dans le droit civil
- 10h10 | Le patrimoine mobilier dans le droit canon
- 10h30 | Synthèse : première conclusion et séance interactive de questions-réponses
- 10h45 | Pause
- 11h10 | Au-delà du droit : rôle et vocation pastorale de ce patrimoine
- 11h30 | Au-delà de la sphère religieuse : symbolique et importance sociétale de ce patrimoine.
- 11h50 | Débats : clôture de la matinée et questions du public
- 12h15 | Repas : Pause-lunch
Après-midi : Solutions et retours d'expérience
- 13h15 | Point de vue de la Fédération Wallonie-Bruxelles
- 13h35 | Point de vue de la AWaP
- 13h55 | Expertise Parcum : Regard et méthodologie flamande
- 14h15 | Procédures d'évaluation
- 14h55 | Échanges : Synthèse du modérateur et questions-réponses
- 15h10 | Contexte et conditions de la mise en dépôts
- 15h50 | Cas pratiques : Témoignages de terrain (Chaudfontaine, Namur, Luxembourg, Tournai, archives,.. 😉
- 16h40 | Synthèse finale
Inscription obligatoire avant le 2 octobre 2026
CIPAR asbl – rue de l'Eché 1, 5000 Namur.
info@cipar.be ou +32 (0) 498 35 18 16
Participation aux frais 60 € (étudiants : 30 €) à verser sur le compte BE60 5230 8094 6070 du CIPAR, mention « journée d’étude avenir ». Le paiement valide l’inscription.
Une attestation sera délivrée.
Programme et infos pratiques bientôt en ligne sur www.cipar.be
Vendredi 10 octobre 2025 : Mémoire de Pierre, pierre de mémoire. Comprendre, conserver et transmettre les monuments funéraires
Pour sa septième journée d’étude, le CIPAR a valorisé un patrimoine très présent dans nos églises et pourtant trop souvent oublié : le patrimoine funéraire en pierre. Discret et bien souvent méconnu, il est pourtant porteur de sens, raconte l’histoire locale, et permet d’étudier l’histoire et l’évolution de la sculpture à travers ses différents courants artistiques.
Intitulée Mémoire de pierre, pierre de mémoire. Comprendre, conserver et transmettre les monuments funéraires, cette journée a eu lieu le 10 octobre 2025 à l’Arsenal (Namur) et tentera de répondre à plusieurs questions : Pourquoi enterre-t-on nos défunts ? Quelles bases théologiques expliquent cette pratique ? Depuis quand et pourquoi n’enterre-t’on plus dans les églises ? Et aujourd’hui, que peut nous apprendre ce patrimoine ? Comment l’appréhender et envisager les problématiques qu’il pose, qu’elles soient d’ordre législatif ou même éthique ? Comment entretenir et conserver ces éléments de pierre ? Que mettre en place pour les valoriser ?
Comme pour les précédentes éditions, la première partie de cette journée sera consacrée aux aspects théologiques, historiques et artistiques de ce patrimoine. Nous aborderons aussi ces monuments à travers leurs différentes typologies, leur évolution, et les aspects législatifs qui les concernent.
La seconde partie de la journée portera sur les enjeux de leur conservation. Des exemples concrets de restauration et de valorisation de monuments funéraires en Wallonie ont également été mis en lumière à travers des témoignages.
Comité scientifique
CIPAR, Xavier Deflorenne (SPW), Elise Philippe (UCLouvain) et Francis Tourneur (SPW)
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Vendredi 18 octobre 2024 : la peinture
La plupart de nos églises sont remplies d’images saintes léguées par les générations qui nous ont précédées. La peinture sur toile et sur panneau occupe une place prépondérante parmi ces images qui ornent les lieux de culte. Maîtres autels, autels latéraux, chemins de croix ou œuvres isolées évoquant un récit biblique particulier ou la vie d’un saint, sont autant de supports pour lesquels la peinture a été plébiscitée.
Pour sa 6e journée d’étude consacrée au patrimoine religieux qui a eu lieu le 18 octobre 2024, le CIPAR a abordé cette thématique en y exposant son histoire, son sens et les enjeux de sa conservation.
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Samedi 25 mars 2023 : le vitrail
La cinquième journée d’étude du CIPAR a eu pour objectif de mettre en lumière le vitrail, un art fragile composé de baies colorées.
La première partie de la journée s'est consacrée à l’histoire du vitrail et la raison de sa présence dans la plupart des édifices religieux de Wallonie. Le vitrail a pris au cours des siècles de nombreuses interprétations, depuis ses premières apparitions au tout début du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine, où de nouvelles voies sont explorées, avec une multiplication des matériaux mis en œuvre. La seconde partie de la journée portera sur la conservation préventive. Et finalement, des exemples concrets de restauration et de créations contemporaines en Wallonie sont mis en lumière par des témoignages.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le verre n’est pas un matériau totalement inerte, à l’abri de dégradations. Au fil du temps, les vitraux et leur système de fixation se détériorent progressivement. Ils sont exposés aussi aux conditions climatiques qui peuvent leur être néfastes. Par ailleurs, ils sont souvent victimes de vandalisme. Il est important de bien identifier ces risques de natures diverses afin de s’en prémunir ou de réagir de manière adaptée.
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Vendredi 18 novembre 2022 : les églises à trésors
Après deux années de pause à cause du Covid, le CIPAR a relancé ses journées d’étude et de rencontres annuelles. Elle a eu lieu à Namur le 18 novembre 2022. La journée a mis en lumière le patrimoine exceptionnel des églises de Wallonie à l’occasion du nouveau décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles portant sur la protection du patrimoine culturel. Un trésor d’église est un ensemble d’objets précieux attachés à une cathédrales ou collégiale. « Que représente un trésor d’église aujourd’hui ? », « quels sont les enjeux pour l’avenir ? » sont les questions au cœur de cette rencontre organisée dans le cadre des actions du réseau églises à trésor(s). Le décret y a été présenté en ouverture de la journée.
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Samedi 19 octobre 2019 : la statuaire en bois

La statuaire en bois est omniprésente dans nos églises et elle constitue une part importante du patrimoine. La troisième journée d’étude du CIPAR explorera la signification et la place de ces œuvres en bois dans le but de sensibiliser à leur préservation.
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Samedi 6 octobre 2018 : l’orfèvrerie liturgique 
L’orfèvrerie liturgique constitue un des domaines les plus importants et les plus précieux du patrimoine conservé dans les églises. Dès le Haut Moyen Âge, l’église a utilisé pour la célébration du culte eucharistique des vases prestigieux dont la noblesse de la matière l’élégance des formes et le symbolisme des images devaient être dignes de recevoir des Saintes Espèces.
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Samedi 21 octobre 2017 : la gestion et la conservation des textiles liturgiques
La première journée d’étude du CIPAR a été consacrée à l’étude des textiles liturgiques qui est un patrimoine peu connu et caractérisé par sa grande fragilité.
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